14.2.12

L'AIR DE RIEN (SITUATION DE TRANSHUMANCE)

- 42 mn, Barenboim dit :  » In the end, the music does tell a story, wether you imagine your own story in words, or in sounds, it doesn’t matter, what counts is when you are playing you actually tell a story and the listener gets your story  »
Oui, et pourquoi ces histoires muettes, comme au ballet ? Comme si une partie du secret de l’Art consistait à ne pas dire, à se maintenir hors du langage, et du sens direct. C’est par l’impossibilité de dire que la communication s’établit …
Communiquer ce n’est pas l’interrogatoire platonicien, l’illusion du lien rationnel, mais c’est communiquer peut-être sur (le) rien….
« Je pense aujourd’hui qu’il disposait du grand secret qui consiste à la fois à voiler et à dévoiler « . … (J. Vaché, André Breton, Entretiens p 50)

SYNTAGMA SESSION (SITUATION DE TRANSHUMANCE)


SOMMEIL PARADOXAL: LA PROGRAMMATION S'ÉBRANLE AVANT L'ÉVEIL ACTIF

11.2.12

L'inactuel, voie de la vertu (situation de transhumance)

Se sauver de l'insignifiance, du Spectacle, en étant radicalement inactuel, voilà une Voie. Cette voie là serait  la voie du vrai, une voie pour la vertu. 

« Ce qui limite le vrai, ce n’est pas le faux, c’est l’insignifiant. »
(René THOM)

Inactuel, le négligé, l'impondérable, le tiers exclu, ce à quoi on ne prête pas attention, ce qui re rentre pas dans les logiques du quotidien.


Merci petit Jésus pour cette révélation, ça m'a permis de détruire une église à moi tout seul. 
En tirant le fil je suis tomber sur la gangue des prédéterminations, l'idée, avec un petit i mais un très, très long "corps".

10.2.12

S'adapter et crever (situation de transhumance)

L'adaptation au système ou comment raccourcir l'espèce.
 
L'adaptation est un concept, une idée qui nous est vendu comme un progrès. Et elle peut nous sembler un progrès par le discours sur la complexité (enfumages) qui semble la rendre nécessaire. 
Mais en fait l'adaptation qui nous est vendu comme une nécessité incontournable, "There Is No Alternative", s'adapter au système ou crever, est antinomique avec la notion évolutive et anthropologique d'adaptation. C'est une adaptation à tout les égards inhumaine, non-humaine, ou post-humaine: plus tu t'adaptes, plus tu t'éloignes de tes bases évolutives, plus tu risque le burnout existentiel. Le temps de l'évolution du vivant n'est pas celui du cycle de la marchandise. Le laisser croire serait participer d'une imbécillité criminel.
Cette adaptation à un système mortifère régi par un principe délirant du profit est une fragilisation et un boostage de l’entropie: c'est une machine accéléré qui au seuil de sa puissance maximale part en vrille, éclate et s'effondre.
Dans le cas de la finance, qui présentement verrouillent les esprits, il s’agit de gagner le maximum au détriment du système présenté comme le meilleur en dehors des autres. 
On voit la logique et la fin de ce modèle qui ne fonctionne qu’en grossissant.

8.2.12

La question du bétail jeune (Situation de Transhumance)

Avoir des enfants ou pas? 

Offrir au règne de la marchandise de jeunes veaux que l'on s'occupera d'élever pour alimenter le système, oui ou pas?
Cela dépend. D'abord qu'elle est le rôle des parents. Au sein de la famille, il s'agit d'instruire le jeune veau sur les prérogatives du système. En représentation de celui-ci, on lui mâchera le travail, le déglutissant à la jeune prôlée. Le foyer familiale est un facilitateur digestif, son rôle enzymatique est essentiel.

Moi, c'est à dire l'esclave improductif, optera pour ne pas instruire le jeune veau. Il n'a qu'a le faire lui-même. Les jeunes laisser les vivres, laisser les seules, entre eux (voir Illitch sur le sujet).

Les franchisés humains de la marchandise ont ce droit de réserve qui arrange tout et qui consiste "à ne pas" comme Bartleby, à ne pas générer de bétail de préférence.

Problème, à force de "ne pas", de ne pas faire d'enfants, on risque de laisser en plan l'usage de la bombe, et donc ses vertus réductrices, le summun esthétique de la race humaine resterai ainsi avorté. Ce qui n'est pas un destin.
 
Aussi ce travail domestique d'éducation à la marchandise au sein du foyer restera une infamie tant qu'il ne sera pas rémunéré. La marchandise au sein du foyer mérite subvention et reconnaissance. Il faut faire reconnaître le travail domestique de mastication-déglutition des prérogatives marchandes.

7.2.12

La double peine (misère de la collaboration)


la double peine c'est un système dont tu es captif, et où toute ton action consiste à te rendre plus captif encore, une rétroaction où la laisse étrangle toujours plus.
Nous sommes les otages d'un système dont nous payons rançon pour l'alimenter, c'est à dire en fomentant les attaches qui fixent notre captivité. 

Le système de la dette organisé par la puissance financière pour vassaliser et prendre tribut, va de pair et s'appuie, sur la dette symbolique que constitue le Spectacle et à laquelle il est impossible de se soustraire sans péricliter dans le néant et la non-reconnaissance. Pour être reconnu il faut rendre tribut, c'est le jeu de dupes de l'étranglé.

6.2.12

Sophistique du Crime

On commet un crime contre la jeunesse. Un crime sans nom, "le détournement de vies".

La jeunesse, on lui vole la vie dès le plus jeune âge. Imprégné par le SPECTACLE, enrôlé par lui: elle est la matière à dégrossir l'aliment essentiel dont le système se nourrit.
Parce qu'il vient au monde, le jeune apporte la primo-attention,  celle qui détermine les autres types d'attention à venir, et qui à partir d'elle s'orientent, gravitent et ruissellent. Cette attention captée constitue la pente à travers laquelle le système se développe, grandit, et fait monde, enfermant l'Esprit dans le SPECTACLE. 

En dehors de la BOX point de salut, THERE IS NO ALTERNATIVE (TINA).
 
Le réalisme faisandé du Spectacle constitue l'environnement nécessaire au Golem-système, une puissance stable qui l'alimente, son carburant primaire et définitif, l'humus qui donne vie à la négation de la vie.
 
Dire l'attention, dire sa captation initiale, son détournement criminel et son instrumentalisation ad nauseam, c'est dire la précieuse ressource qu'il faut saisir vierge de tout autre concurrence vitale pour la maintenir sous un contrôle et une instrumentalisation exclusive: un bien plastique pour l'accommoder aux désirs systémiques de la Mégamachine.

Le progrès est vrai: les guerres n'attendent plus les soldats, elles dévorent d'emblée. 
Le reste - la vie - n'est qu'expiation.

2.2.12

E. BERNAYS: ARCHÉOLOGIE DU SPECTACLE (2)

"Comment imposer une nouvelle marque de lessive ? Comment faire élire un président ? Dans la logique des démocraties de marché », ces questions se confondent.Dans ces sociétés, constate Edward Bernays, le pouvoir appartient à celui qui contrôle adéquatement les moyens d’influencer l’opinion. La démocratie moderne implique ainsi une nouvelle forme de gouvernement invisible : les relations publiques. Loin d’en faire la critique, l’auteur se propose au contraire d’en perfectionner et d’en systématiser les techniques à partir des acquis de la psychanalyse.
Un document édifiant où l’on apprend que la propagande politique moderne n’est pas née dans les régimes totalitaires, mais au cœur même de la démocratie libérale américaine. Incontournable en une époque où les modes de vie, autant que les opinions politiques, deviennent une affaire de perception." 




31.1.12

E. BERNAYS, ARCHÉOLOGIE DU SPECTACLE (I)

En étudiant la psychologie des foules avec les idées sur la psychanalyse de son oncle, Sigmund Freud, Eddy Bernays a été un des premiers à vendre des méthodes pour utiliser la psychologie du subconscient dans le but de manipuler l'opinion publique.


28.12.11

Le voile de Maya (situation de transhumance)

Boulevard du Montparnasse, Paris. 
J'ai une pulsion scripturaire: "Notre époque à habiller toutes les autres de son insondable médiocrité."

En marchant le long du boulevard, je cherche à donner un cadre à ma pulsion. Quelque chose de mieux que l'explication de la recherche d'une satisfaction. 

Ce qui m'intéresse c'est ce qu'elle cherche à dire mais ne peut dire, qui est "enveloppé". Et partant de là je me rend compte qu'en fait de cadre à trouver, il s'agit plutôt de cadre à faire sauter.
Au bout de quelques pas, j'ai trouvé la limpidité. En arrêt. Repensant à une claire, dévastatrice et géométrique citation de Anders. 
Elle exprimait le fond de mon sentiment et en même temps lui donnait un corps conceptuel:
« On ne mesure pas la puissance d’une idéologie aux seules réponses qu’elle est capable de donner, mais aussi aux questions qu’elle parvient à étouffer ». 
(Günter Anders, L’Obsolescence de l’homme - 1956)

24.12.11

Depuis six mille ans la guerre - V. Hugo


Depuis six mille ans la guerre
Plait aux peuples querelleurs,
Et Dieu perd son temps à faire
Les étoiles et les fleurs.

Les conseils du ciel immense,
Du lys pur, du nid doré,
N'ôtent aucune démence
Du coeur de l'homme effaré.

Les carnages, les victoires,
Voilà notre grand amour ;
Et les multitudes noires
Ont pour grelot le tambour.

La gloire, sous ses chimères
Et sous ses chars triomphants,
Met toutes les pauvres mères
Et tous les petits enfants.

Notre bonheur est farouche ;
C'est de dire : Allons ! mourons !
Et c'est d'avoir à la bouche
La salive des clairons.

L'acier luit, les bivouacs fument ;
Pâles, nous nous déchaînons ;
Les sombres âmes s'allument
Aux lumières des canons.

Et cela pour des altesses
Qui, vous à peine enterrés,
Se feront des politesses
Pendant que vous pourrirez,

Et que, dans le champ funeste,
Les chacals et les oiseaux,
Hideux, iront voir s'il reste
De la chair après vos os !

Aucun peuple ne tolère
Qu'un autre vive à côté ;
Et l'on souffle la colère
Dans notre imbécillité.

C'est un Russe ! Egorge, assomme.
Un Croate ! Feu roulant.
C'est juste. Pourquoi cet homme
Avait-il un habit blanc ?

Celui-ci, je le supprime
Et m'en vais, le coeur serein,
Puisqu'il a commis le crime
De naître à droite du Rhin.

Rosbach ! Waterloo ! Vengeance !
L'homme, ivre d'un affreux bruit,
N'a plus d'autre intelligence
Que le massacre et la nuit.

On pourrait boire aux fontaines,
Prier dans l'ombre à genoux,
Aimer, songer sous les chênes ;
Tuer son frère est plus doux.

On se hache, on se harponne,
On court par monts et par vaux ;
L'épouvante se cramponne
Du poing aux crins des chevaux.

Et l'aube est là sur la plaine !
Oh ! j'admire, en vérité,
Qu'on puisse avoir de la haine
Quand l'alouette a chanté.

 Victor HUGO (1802-1885)

PHILOSOPHIE DE LA RÉUSSITE: MANGER POUR CONNAÎTRE


22.12.11

STOP


"Marx dit que les révolutions sont la locomotive de l'histoire. Mais peut-être en va-t-il tout autrement. Peut-être les révolutions sont-elles le geste de l'espèce humaine voyageant dans ce train pour saisir le signal d'alarme".
 

-Note de Walter Benjamin de "Sur le concept d'histoire", vers 1940.

5.12.11

DIAGNOSTIC AAA



Au stade actuel de la destruction du désir, nous avons atteint la limite d’une hyper prolétarisation telle que « toutes les couches de la population » comme disaient Marx et Engels en 1848 « perdent leurs savoirs », y compris et peut-être même surtout les gens qui sont à la tête des organes de décision et de métadécision, telle la FED, et à cet égard, le discours tenu par Greenspan pour sa défense devant la chambre des représentants après la faillite de Lehman Brothers est très frappant, puisqu’il dit en substance « je ne savais pas ». 



Un homme qui ne sait pas et qui fait sans savoir, parce que le savoir est passé dans le dispositif technique dont il est devenu le servant, cela s’appelle depuis Marx un prolétaire. 


 SPECIAL THANKS TO MERKELITO, ABISMO NEGRO, MINI ABISMO NEGRO, 
MINI HISTERIA AND THE PSYCHO CIRCUS

4.12.11

QUELQUES NOTES DE TRIPLE A



la période du modèle industriel consumériste a atteint ses limites pour des raisons multiples – et cela, avant tout parce qu’elle aura fini par détruire le désir, le mental et le moral, et non seulement l’environnemental, la crise environnementale accentuant cette démoralisation aussi bien que les tensions et contradictions économiques et politiques qui en résultent. 


Le modèle consumériste a été une façon de capter la libido des individus, et en la captant, de la détruire – comme on épuise les champs de pétrole ou les ressources en eau.


Nous soutenons que ce modèle consumériste ne peut plus tenir à la fois parce que les fondamentaux écologiques ne permettent plus, parce que la motivation n’existe plus et parce que ce court termisme allié avec une innovation permanente qui a conduit à une organisation systématique de l’obsolescence et de la jetabilité généralisées (marchandises, outils de production, cultures d’entreprise, hommes, structures sociales, savoirs, régions et pays même, etc.) est insoutenable : il a conduit à une contraction du temps qui fait qu’il n’y a plus de temps.


Or le capitalisme ne peut pas marcher s’il n’a plus de temps précisément dans la mesure où il est fondé sur l’investissement.

17.11.11

L'analogisme terre-esprit, par l'école de Palo Alto


Avec Watzlawick, Gregory Bateson représente probablement la figure la plus connue du département de psychologie sociale de Palo Alto. La nature et la pensée – esprit et nature : une unité nécessaire représente l'aboutissement de toutes ses recherches et réflexions. Sa question centrale est : quelle est la structure (pattern) qui relie toutes les créatures vivantes ? Ce serait une métastructure : « C'est une structure de structures. C'est cette métastructure qui définit la vaste généralisation qui permet en fait de parler de structures qui relient. » Esprit (mind), créations et comportements humains sont de simples extensions contenues dans la potentialité animale et la variabilité de son spectre psychologique. Mais en réduisant l'échelle au microscopique et aux plus élémentaires relations synaptiques, il apparaît que cette métastructure est profondément dynamique. Oubliées donc les métaphores mécanistes de la société, le Grand Horloger et Cie, Bateson propose une analogie biologique (ou organique), de la nature à la pensée.

Tout est adaptation à un contexte. Bateson cherche non ce qu'une chose est censée être mais ses relations avec les autres éléments : « (...) toute communication nécessite un contexte, […] sans contexte il n'y a pas de sens, et […] les contextes confèrent le sens parce qu'il y a une classification des contextes. » Les formes d'êtres vivants sont donc des messages transformés, dont la structure d'entrée se retrouve dans la structure de sortie.
L'élément premier de la communication est le codage de l'information. Pour que celle-ci soit productrice de sens, le récepteur doit décoder correctement l'information envoyée par l'émetteur, condition sine qua non pour l'équilibre d'un système. Lorsqu'une information est mal décodée, le récepteur tente de s'ajuster pour être dans la norme. Cette action est dite rétroaction (feedback) : la cause produit un effet, qui à son tour agit sur la cause (qui devient donc effet de la cause qui était précédemment l'effet, etc., dans une logique causale circulaire). Des déséquilibres peuvent tout de même être engendrés, car tout phénomène, humain comme embryologique, comprend une dimension stochastique (un caractère aléatoire associé à un processus de sélection).

1.11.11

L'arbre et le capitalisme


Et s’il s’agissait pour la classe dominante de jouer et la crise et l’hypocrisie, d’assumer les deux mouvements du scénario, de mettre les Etats à la botte tout en permettant de faire croire qu’ils sont toujours debout et que la légitimité symbolique de la domination capitaliste en demeure assurée. Par une application mesurée du second scénario, un bon équilibre ne pourrait-il être trouvé ?

Le volume annuel de transaction du shadow banking est de 16 000 Milliards de dollars : soit, un ordre de grandeur de ¼ du PIB mondial.
Cette confortable « masse de manœuvre virtuelle » me renforce dans l’idée que, peut-être , le capitalisme a les moyens de se – séparer en bon ordre – de la « finance glamour » et de se centrer sur un « capitalisme de propriétaire ». Même en période de décroissance, il doit y avoir moyen de prélever des intérêts, des fermages (ce que l’on voudra , pour ne pas devoir travailler soi-même, là, très haut, ils ne sont pas très nombreux à nourrir ). Bien entendu, ce mécanisme « d’automutilation » n’est pas planifié à un niveau supérieur, il est seulement organisé « sur le tas », pas seulement parce que le vent casse la branche morte, mais parce qu’à chaque fois qu’une branche apparaît condamnée de par sa position dans l’ensemble, le système cherche à s’en séparer tout naturellement en l’isolant. À terme, Il ne restera que quelques banques financières et des propriétaires de titres de propriété sur des terres … des usines, des ressources minières, des brevets ; les plus malins ayant converti, à temps, leur reconnaissance de dettes en bel et bon argent, le temps d’arrondir leur pelote de titres de propriété.
Si ce scénario se réalisait, il demanderait à être conforté par une formidable mise en spectacle ; le capitalisme n’ayant plus d’ennemi, l’intrigue demanderait que la déviance capitaliste assume elle-même le rôle de l’hypocrisis « voyez comme nous luttons contre la part déviante de nous-mêmes ». Avec déjà trente ans de new-âge derrière nous, nous allons nous faire masser de convivialité et de proximité RSA retrouvée. Sérieusement, la capacité des Soviétiques à encaisser la fin de l’URSS et à supporter la misère est éclairante, je ne vois pas comment nous ferions mieux.
Par contre, si dans quelques mois, l’effondrement tire en longueur et s’annonce pour dix ans, alors il faudra agir sur l’organisation légale du travail et l’organisation des réseaux économiques déviants pour tenter de casser leur symbiose en tant que lignes complémentaires de commandement et de protection des citoyens.
*
Il ne faudrait cependant pas se laisser aller à une machination consciente, croire que celui qui nous a vendu une machine dont il a calculé lui-même la nécessaire obsolescence, peut nous en revendre une autre, bien évidemment plus révolutionnaire. L'obsolescence globale du système capitaliste n’est pas calculée, il n’y a que des ajustements locaux sans vue d’ensemble.
C’est comme la chute des feuilles en automne, chaque feuille se prépare à tomber par une scissure à la base du pétiole. Avec la diminution de la photosynthèse, il y a davantage d’éthylène dans les feuilles, ce qui fait grossir les cellules des feuilles. Ce gonflement des cellules bloque les canaux par laquelle la sève circule ; s’en suit toute une chaine de réaction physicochimique complexe qui fragilisent la structure mécanique du tissu cellulaire et précisément davantage à la base du pétiole par l’effet du point d’application des forces. Cette première fragilisation mécanique renforce l’impact des réactions enzymatique sur la zone fragilisée ; comme il y déjà mois de sève dans l’arbre ce qui reste dans la feuille y est aspirée. Un petit coup de vent et la feuille tombe. L’arbre ne calcule nulle part son hivernage par la mise en place des scissures de déhiscence.
De même pour le capitalisme ; nul ne dit quelque part « préparons-nous à leur refourguer une nouvelle bécane » lorsque la nôtre aura a un pneu crevé ! Par contre, de l’autre côté; les nomenclatures sociales libérales constatent le pneu crevé, « en voici un de rechange messieurs », et s’il vous plait, veuillez passer davantage dans notre garage nous vous ferons des prix de clients fidèles.

Certains masques ne tomberont jamais tout simplement parce que ces masques sont des personnages créés de toute pièce, des rôles  ; c’est précisément le sens de la phrase de Godard « aujourd’hui les salauds sont sincères », Le spectacle classique était à taille humaine, il montrait l’acteur sous le masque, le jeu de la personae- le nom même du masque- y était apparent , la division entre l’action de la pièce la crisis et – l’hypocrisis – la pièce qui se joue sous la pièce est claire et perçue par tous. Depuis, la symbiose des mises en scène Hollywoodiennes diffuse de l’american way of life et des mises en scène centralisée nazies, bolchéviques , maoistes, nous a fait perdre le sens de la mesure dans la nécessaire part de triche que constitue la vie sociale (idéalement limitée à un sixième- l’onaa par Henri Atlan).
Selon J-LGodard, Michelet racontait que les membres du comité de salut public, après avoir décidé des têtes à couper, sombraient, à chaque fois, dans un horrible désespoir, se jetaient dans les bras l’un de l’autre en pleurant horriblement ; ce temps est fini.