LA MOISSON: ET MARYLIN DÉPRIME
Se tenir à la lisière de, éloge du bord, expérience funambule, tout contre, ensauvagement, lycantropie, marronage, se tenir tout contre, le recours aux forêts...la lisière, l’étroit bornage entre deux mondes qui se soutiennent dans l’indifférence de leur poids respectifs, inertiel. Parce que nous sommes faibles dans les mondes, il nous faut l’ombre, jusqu’aux heures ou les mondes se croisent ou se chevauchent, ils s’ouvrent ou se retirent, ils respirent, et nous prenons leur souffle dans nos propres rêves pour travailler nos mondes, prendre à rebours, entre chien et loup, prendre ses moments-là c’est notre pleine lune, notre climax discret, qui prend l’engagement du monde pour l’allonger. Travaille dans mon rêve. Brasser le sang du spectacle.
Où le venin de la dissidence est une piste qu'on a gouté jusqu’à la lie, une piste de sang, une perte de sang. À renouveler.
Le temps consacré à respecter les codes du salariat est énorme, surtout si l’on y intègre l’éducation – le temps passé à être préparé à les comprendre et les accepter -, la consommation – le temps passé à essayer de trouver un intérêt à avoir accepté ces codes -, les opiums – le temps passé à se défaire de la réflexion qui pourrait les remettre en question -, la retraite – le temps passé à se dire qu’on a bien fait, au final, de les accepter -, etc.
Reste peu de temps pour le reste. Et peu de chances de pouvoir mener sa vie sereinement hors de ses codes : le salariat est une figure imposée, par nous.