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10.2.12

S'adapter et crever (situation de transhumance)

L'adaptation au système ou comment raccourcir l'espèce.
 
L'adaptation est un concept, une idée qui nous est vendu comme un progrès. Et elle peut nous sembler un progrès par le discours sur la complexité (enfumages) qui semble la rendre nécessaire. 
Mais en fait l'adaptation qui nous est vendu comme une nécessité incontournable, "There Is No Alternative", s'adapter au système ou crever, est antinomique avec la notion évolutive et anthropologique d'adaptation. C'est une adaptation à tout les égards inhumaine, non-humaine, ou post-humaine: plus tu t'adaptes, plus tu t'éloignes de tes bases évolutives, plus tu risque le burnout existentiel. Le temps de l'évolution du vivant n'est pas celui du cycle de la marchandise. Le laisser croire serait participer d'une imbécillité criminel.
Cette adaptation à un système mortifère régi par un principe délirant du profit est une fragilisation et un boostage de l’entropie: c'est une machine accéléré qui au seuil de sa puissance maximale part en vrille, éclate et s'effondre.
Dans le cas de la finance, qui présentement verrouillent les esprits, il s’agit de gagner le maximum au détriment du système présenté comme le meilleur en dehors des autres. 
On voit la logique et la fin de ce modèle qui ne fonctionne qu’en grossissant.

8.2.12

La question du bétail jeune (Situation de Transhumance)

Avoir des enfants ou pas? 

Offrir au règne de la marchandise de jeunes veaux que l'on s'occupera d'élever pour alimenter le système, oui ou pas?
Cela dépend. D'abord qu'elle est le rôle des parents. Au sein de la famille, il s'agit d'instruire le jeune veau sur les prérogatives du système. En représentation de celui-ci, on lui mâchera le travail, le déglutissant à la jeune prôlée. Le foyer familiale est un facilitateur digestif, son rôle enzymatique est essentiel.

Moi, c'est à dire l'esclave improductif, optera pour ne pas instruire le jeune veau. Il n'a qu'a le faire lui-même. Les jeunes laisser les vivres, laisser les seules, entre eux (voir Illitch sur le sujet).

Les franchisés humains de la marchandise ont ce droit de réserve qui arrange tout et qui consiste "à ne pas" comme Bartleby, à ne pas générer de bétail de préférence.

Problème, à force de "ne pas", de ne pas faire d'enfants, on risque de laisser en plan l'usage de la bombe, et donc ses vertus réductrices, le summun esthétique de la race humaine resterai ainsi avorté. Ce qui n'est pas un destin.
 
Aussi ce travail domestique d'éducation à la marchandise au sein du foyer restera une infamie tant qu'il ne sera pas rémunéré. La marchandise au sein du foyer mérite subvention et reconnaissance. Il faut faire reconnaître le travail domestique de mastication-déglutition des prérogatives marchandes.

7.2.12

La double peine (misère de la collaboration)


la double peine c'est un système dont tu es captif, et où toute ton action consiste à te rendre plus captif encore, une rétroaction où la laisse étrangle toujours plus.
Nous sommes les otages d'un système dont nous payons rançon pour l'alimenter, c'est à dire en fomentant les attaches qui fixent notre captivité. 

Le système de la dette organisé par la puissance financière pour vassaliser et prendre tribut, va de pair et s'appuie, sur la dette symbolique que constitue le Spectacle et à laquelle il est impossible de se soustraire sans péricliter dans le néant et la non-reconnaissance. Pour être reconnu il faut rendre tribut, c'est le jeu de dupes de l'étranglé.

6.2.12

Sophistique du Crime

On commet un crime contre la jeunesse. Un crime sans nom, "le détournement de vies".

La jeunesse, on lui vole la vie dès le plus jeune âge. Imprégné par le SPECTACLE, enrôlé par lui: elle est la matière à dégrossir l'aliment essentiel dont le système se nourrit.
Parce qu'il vient au monde, le jeune apporte la primo-attention,  celle qui détermine les autres types d'attention à venir, et qui à partir d'elle s'orientent, gravitent et ruissellent. Cette attention captée constitue la pente à travers laquelle le système se développe, grandit, et fait monde, enfermant l'Esprit dans le SPECTACLE. 

En dehors de la BOX point de salut, THERE IS NO ALTERNATIVE (TINA).
 
Le réalisme faisandé du Spectacle constitue l'environnement nécessaire au Golem-système, une puissance stable qui l'alimente, son carburant primaire et définitif, l'humus qui donne vie à la négation de la vie.
 
Dire l'attention, dire sa captation initiale, son détournement criminel et son instrumentalisation ad nauseam, c'est dire la précieuse ressource qu'il faut saisir vierge de tout autre concurrence vitale pour la maintenir sous un contrôle et une instrumentalisation exclusive: un bien plastique pour l'accommoder aux désirs systémiques de la Mégamachine.

Le progrès est vrai: les guerres n'attendent plus les soldats, elles dévorent d'emblée. 
Le reste - la vie - n'est qu'expiation.

22.12.11

STOP


"Marx dit que les révolutions sont la locomotive de l'histoire. Mais peut-être en va-t-il tout autrement. Peut-être les révolutions sont-elles le geste de l'espèce humaine voyageant dans ce train pour saisir le signal d'alarme".
 

-Note de Walter Benjamin de "Sur le concept d'histoire", vers 1940.

14.10.11

Lignes de marges à l'adresse des enferrés

La dérive est le Grand Tour initiatique qui conjure l'ordre du Spectacle. Lignes de marges. Dérive VS Spectacle.



La conscience de l'imposition du Spectacle comme un fait massif, un fait social total, impose en contrepartie une stratégie et des tactiques.
Acquises sur le terrain, elle suinte l'originalité et l'apprentissage à coup de triques.

D'abord la distanciation, élastique, le repli, le recours au forêts,  l'ensauvagement pour se désincarcer de la la paraplégie éducative, mais aussi la guérilla situationnelle, le marronage des situations: faire vriller les situations, acquérir le don des situations, comprendre les situations; l'étrangement pour don. Voilà un faisceau de courants qui conjugue et oriente la dérive dans sa fuite suprême. Autant d'espace-seuils, autant d'étapes, qui marque l'initiation du conjuré, ce renégat du Spectacle. 






Ainsi va la déconstruction du Spectacle, rage du contaminé, séparation du règne de la Séparation, pratiques de marges, culture de l'entre-deux, ces gens du seuil, liberté de l'ombre, du sans-statut, c'est ici que le dériveur s'aguerrit, c'est bien la marge qui tient la page, c'est bien là où les "autres" glissent, sans recours, sans salut, sans marge ou se raccrocher. Sans aspérités les destins maigres de l'utile épuisent leur encre psychique à noircir les pages du Spectacle. L'évitement, l'empêchement, tient leur ligne, la conduit.

Evitement: ne pas prendre en charge l'existence du Spectacle comme fait global total qui nous englobe et nous contient, qui instille le moindre rapport à l'existence, glisser dans la survie augmentée, les parcours balisés du désêtre.


Empêchement: la croûte de battance que forme l'exposition permanente aux flux et aux flots de la saturation durcissent la terre mentale. Sans marges, sans rigoles, l'érosion lamine l'action, la réaction est subvertie. La faiblesse de la terre mentale est celle de l'indifférence qui protège mais enferme. 

Si tu as un toit soulève-le.

3.10.11

Retour de Vitesse


Pour sortir des impasses du temps présent, il faut faire retour sur certaines bifurcations, pensé la question de la vitesse et de la vitesse articulée à l’espace.

La rencontre intellectuelle entre Bergson, le penseur du temps, et Einstein, le théoricien de la relativité généralisée, n’a débouché sur rien. Une rencontre ratée. Bergson a compris la relativité du temps vécu, mais pas du point de vue physique.


Ce manque de pensée empêche de voir que nous sommes dans un espace fractal : lorsque la compression temporelle a lieu, la fragmentation de la société qui en est issue fini par créer une société fractale, ce que renforce la globalisation spatiale et temporelle du monde.

Emportés par la vitesse, nous ne voyons plus que devant nous (et encore pas très loin !). Pour regarder les côtés, faire des liens, dans une société complexe, il faut aller plus lentement ou avoir d’autres instruments. Les animaux ont des yeux qui permettent de regarder sur les côtés pour prévenir d’où vient le danger. Et nous ? On peut, comme le propose Paul Virilio, construire une philosophie politique de la vitesse, qui prenne le relais de la philosophie politique de la richesse fondée par les physiocrates et qui demeure encore aujourd’hui la matrice de notre pensée politique, mais complètement décalée de la réalité.
On peut aussi développer notre intelligence sensible, l'instrument c'est "le Wild" (j'emprunte à Thoreau), cultiver le feu souterrain qui coule dans la nature (et donc en nous). Qui jamais ne s'éteint, qui toujours travaille. Une faculté d'incarnation qui puise dans nos ressources anthropologiques,
s'ensauvager dans l'étrangement de la chair, ouverture vers d'autres logiques.

C'est une intelligence du temps, des cycles, et des transformations, c'est une communion, et le pendant nécessaire au déficit d'une intelligence rationnelle, séquentielle, qui ayant déclenché un processus a fini par être asphyxié par lui, contraint à vivre dans l'inflation de réalités dites augmentées comme autant de cages à lapins où enfermer la conscience. Le temps du Temps demande notre écoute. On ne cultive pas le sillon en augmentant les doses, mais en aimant le cultiver.

Régression précipité par la tension du maintenant



Critique de l'idée de projet. Foutu projet. L'idée de projet, voilà le reliquat atomisé de l'idée de progrès, encore à faire des siennes, avec cette pré-science du mouvement si caractéristique du salut horizontal. A cela, l'anamnèse mon poussin. On revient sur ses pas.

On ne va pas d'un point A à un point B, mais on remonte du B, de la situation, vers ce que l'on suppose être sa source, le A, qui en faîtes sont des sources, on trace les sources, et on les trame. L'idée de projet, "d'inventer" des méthodes pour aller d'un point A à un point B me fulmine d'idéalisme -transcendant-humanisme-imbécile. Et cette idée je la combats par une ergonomie des idées, une manière de s'emboîter, de faire mouvement, où la position est fonction d'un parcours gravitaire, d'un ordre possible qui est leur véritable généalogie.

Tu ne vas nulle part sans élan, sans retour en arrière. Pour marcher, d'abord plier une jambe, c'est à dire la faire revenir sur soi par un mouvement circulaire qui cherche l'équilibre pour l'action d'abord par un retour vers l'arrière. L'organicité du pas, sa chorégraphie, vaut pour tout mouvement humain, qu'il soit entendu de manière physique, matérielle ou méta-physique, spirituelle (cette dernière distinction n'ayant pas lieu d'être autrement que par convention historique et par nécessité de se faire entendre, je développerai ailleurs l'idée de terre-esprit, communauté de mouvement et de fonctionnement).

Là où il y a mouvement, où il va y avoir mouvement, il y a bouillonnement, inquiétudes, comme si de jambes inquiètes il s'agissait, qui doit être résolue par l'action, ou du moins y trouver sa résolution par l'action. C'est une préparation à l'action, une mise en jambes, et c'est à entendre au propre comme au figuré*. Contradictions qui s'affairent, positions qui tâtent le contexte, la forme où se projeter, avant d'être jetés vers l'avant, vers l'action, tout cela est fonction du balancement instillé par la situation pré-initiale.

Et nous sommes là, dans cette prémisse situationnelle, se défaire de l'habitus qui nous aimante, en allant chercher l'élan qui éclaire.

A rebours, un effort, un arrachement, un écart, un Jihad intérieur, pour forcer, pour quitter la boucle, en bon renégat du Spectacle. Où?

L'appui est dans la chaîne retrouvée ou reconnue, toute détermination éclaire, toute dépendance reconnue libère, dans l'archaïque, dans l'anthropologique, voire dans le biologique. Chair et esprit, commun. Parce que le gravitaire articule l'esprit et la chair de manière semblable, il impose, il distribue. Fantasmes, esquisses de mouvements, intentions qui s'appuient, gestes et actions. On trame, on trace. la chair pense comme l'esprit ordonne, mais c'est la chair qui pense et l'esprit qui mime, elle est le convecteur de gravité par où l'esprit s'instruit.

Qu’il s’agisse de la sortie d’Egypte, de la naissance du confucianisme et de Bouddha, de l’apparition du christianisme à l’irruption de l’islam, de la Réforme à la révolution française et au marxisme, etc, les grandes mutations ont toujours été précédées par un intense travail idéologique, mais il s'agit avant tout de le comprendre comme une gymnastique, de fourbir et d'aiguiser esprit-matière, terre-esprit, de décompacter le soma. Et si c'est ainsi que je l'entends c'est d'abord pour des questions d'énergétique, parce que d'une béance nouvelle, compensatoire d'une représentation déliquescente, surgit des gestes, des mouvements, suscitant une énergie nouvelle qui cherche son emploi comme la rivière fait son lit.

*On me reprochera mon analogisme, mais c'est une manière d'anticiper, à tâtons certes, où est le souci? La seule chose qui m'émeuve sur cette question, c'est qu'auparavant ce travail était fait par les poètes, mais que l'anéantissement de l'intelligence sensible les a réduits à des reliques Jivaros, à ne plus se faire entendre et surtout à ne plus être compris.

24.9.11

Lettre à un parent

Mon cher rouage,
 
L’extraction de l’attention, son vol et son viol, c’est l’enfer quotidien dont ton cerveau est le champs de bataille.
comme Mille piqûres d’insectes, les temps de l’aliénation concourent dans la guerre qu’ils se livrent à capturer ton attention, à ne laisser qu’une subjectivité meurtrie, déboussolée, retournée, stérile ou toxique, qui aspire au repos qui reconstitue ou à la mort qui délivre.
 
L'attention c'est le nerf de la guerre et aussi le butin: la saisir absolument. 

La faire adhérer aux niveaux des flux de conscience véhiculés et normés par le Spectacle, annihilant ta subjectivité, réduisant ta conscience au piétinement cognitif.

THERE IS NO ALTERNATIVE. Sans jamais sortir d’une zombitude comportementale: adaptabilité, efficience, club vaseline, etc.

Enfin tu sais déjà tout ça, tu le sens bien?

9.9.11

Du reste et du catharthique




Traiter, ritualiser le reste, épurer le pharmakon, enfin exhumer le goût de la saison, et exhaler son parfum sur les saisons à venir (komodo en transe).

Le temps consacré à respecter les codes du salariat est énorme, surtout si l’on y intègre l’éducation – le temps passé à être préparé à les comprendre et les accepter -, la consommation – le temps passé à essayer de trouver un intérêt à avoir accepté ces codes -, les opiums – le temps passé à se défaire de la réflexion qui pourrait les remettre en question -, la retraite – le temps passé à se dire qu’on a bien fait, au final, de les accepter -, etc. 
Reste peu de temps pour le reste. Et peu de chances de pouvoir mener sa vie sereinement hors de ses codes : le salariat est une figure imposée, par nous. 

...MAIS AU FAIT QUE RESTE-T-IL ? Y-A-TIL UN RESTE? C'EST QUOI LE RESTE? 

Que reste-t-il à la fin de la saison du spectacle? Au bout, les vacances. Et? Ce temps de l'entre-saison n'a-t-il d'autre utilité fonctionnelle que d'être une « décélération intentionnelle », pour mieux accélérer ensuite. C'est à dire qu'au lieu de traiter ce qui reste, de marquer un écart constructif avec ce qui a été ingurgité au cours d'une saison, on se purge par le décrochage (du moins le croît-on). C'est une bien pauvre catharsis, efficace pour un zombie, mais pas pour une conscience qui se doit de digérer le vécu pour prétendre à l'éveil. Traiter le reste c'est réaliser le travail de l'éveil, une catharsis réel, qui ne refoule pas le tragique de l'existence sous de la crème solaire. Le spectacle et le salariat se donne la main dans la constitution d'un rythme de travail annuel aux antipodes des réalités humaines et du rythme biologique. La période estivale a toujours été celle de la majeure activité humaine, notamment la récolte, les foins, les fruits, etc, pour le travail et pour la fête (les enfants de mars sont les fils des moissons). Après vient le temps de la rumination, le temps du végétal, de l'enfouissement, rentrer dans la terre, du travail souterrain de l'hiver, prélude à la renaissance. 

La catharsis du spectacle (et la constitution d'une norme HVC-Haute Valeur Cathartique) a donc pour préalable la reconnaissance, d'un temps, d'un cycle, qui est celui du cultiver au sens agricole, étendu à l'intellectuel. Le temps de l'esprit et le temps de la terre se conjuguent pour traiter le reste, le transformer, se transformer: la matière transformée (qu'elle soit spirituelle ou inerte) est travail de l'énergie, source d'énergie. La forme de cette alchimie peut-être rendue et manifestée par la forme théatrâle, sous une forme archaïque, rituelle et tragique, proche de cette culture du recyclage des émotions et des passions, mais réinitialisée à la hauteur des nécessités actuelles: l'urgence de combattre la mort de l'esprit, par le décompactage du soma et l'intelligence du geste rituel. Il s'agit de détruire la croûte de battance que le bombardement du spectacle construit au jour le jour. L'indifférence est la seule stratégie de l'esprit pour se défendre. Mais à ce jeu défensif il s'épuise, il s'ankylose, se ravine et s'érode. 

Ce travail fin, dangereux, de décompactage du soma, laisse l'esprit à fleur de peau, comme un prématuré, c'est en cela que la voie initiatique a semblé la plus naturelle, la plus correcte, par là où l'on se tient les uns les autres dans un même dessein. Cependant lorsque la forme théatrâle par l'entremise du tragique se rapproche de sa fonction rituelle, la pratique de "rites" entraîne la mise en place d'une hierarchie, ce qui est incompatible avec une morale anarchiste. Aussi la phase initiatique n'est-elle que le moment de la constitution d'un corpus fonctionnel afin d'être révélé, proposé et suivi. Diffusé notamment sous la forme d'une norme HVC.

8.6.11

ACERCA DEL CONCEPTO DE DISPERSION ( de IGNACIO LEWKOWICZ)


Hay una sensación muy, pero que muy extendida, entre todas las realidades que nos ofrece la manera de vivir nuestra existencia contemporánea : y es que “nada sedimenta”, “todo se deshilacha”, “no hay tiempo”, “todo va muy deprisa”, “lo colectivo es hoy lo más difícil” “hacer lo común es casi imposible”, “estamos perdidos”, “no sé lo que estoy haciendo, he perdido el sentido”.   
  Acerca de esta situación, Ignacio Lewkowicz, ha pensado o propuesto la idea de “dispersión” (que va más allá de los conceptos de “fragmentación” o “liquidez”).

La dispersión es una condición nueva de la vida social. Como un nuevo medio en el que nos movemos (un medio fluido y ya no sólido). Como un nuevo suelo que antes que nada es un no-suelo: arenas movedizas. Y tiene que ver con la transición que estamos viviendo la sociedad articulada en/por el Estado a la sociedad definida principalmente por el mercado y su capacidad (infinita y aleatoria) de conexión/desconexión.

Si consideramos la noción de dispersión como rasgo de época, hay que reconsiderar radicalmente -si no queremos pensar y vivir con categorías-zombi- las maneras de concebir el arte, la política, la institución, el pensamiento, lo común, etc.
 

Esta seria la propuesta de Ignacio Lewkowicz, sin embargo si nos acordamos en cuanto al concepto de dispersión y a su historial (aunque con matices) nos parece insalvable la acción a llevar, en la medida en que estas categorías son categorías-zombi, y punto. Al muerto se le puede dar la vuelta por respecto pero no curarlo.
 

Lo que importa a nuestro modo de ver es el suelo, hacer suelo, crear suelo, cultivarlo. Y esto no se puede llevar a cabo con categorías huecas pero no solo, también tóxicas. La miseria simbólica que nos atañe no puede ser remediada si no nos desbocamos del confort moral que la nutre. Hay que deshacerse, despojarse. La cultura no tiene otra alternativa que volver a la esencia de su definición, el cultivo y el cultivar, retomando el ciclo, seleccionando las semillas de un nuevo germen, deshaciendose de lo tóxico y de lo obsolescente programado. Hemos maltratado la tierra como hemos maltratado la mente, por eso esta labor es terapéutica. 

Es un desafío energético y comportamental. Estamos tocados, tenemos que reparar. Tenemos que volver a un ciclo energético de reparación mental y de depuración cultural. Lo que ha colaborado con el sistema del Espectáculo no tiene otro remedio que ser destituido.

26.5.11

SITUATION DE TRANSHUMANCE (constat)

Lorsque je raconte mes transhumances, mes morales à deux balles, mes délires parfaits ou mes dérives sévères, je le fais dans le seul but d’arrêter, presque en l’air, deux ou trois cris féroces, deux ou trois grognements déchirants et caverneux qui pourraient certainement mieux exprimer la vérité de la situation.

15.4.11

SITUATION DE TRANSHUMANCE (la question entropique)



Il parait que la vie est apparu sur terre, pour la simple raison que c'est le moyen le plus efficace de dégrader l'énergie présente alentour. Il s'agit là, de la lecture froide d'une loi de la thermodynamique.


Ainsi, l'homme aurait été invité par une de ces lois élémentaires de la physique, à bien vouloir dégrader cette réserve d'énergie, au mieux de ses capacités. On pourrait même avancer, si l'on est enfin pas trop humain, qu'il en aurait été instamment prié, par cette force naturelle.


L'homme et son dieu, fort de son libre-arbitre accusateur, se dit qu'il y a eu choix du feu.

C'est faire bien grand cas de sa petite personne.

L'entropie anime l'homme.

Ou bien est ce l'inverse ?

16.3.11

SITUATION DE TRANSHUMANCE (Mundus Patet)

“El mismo año, debido a un temblor de tierra o a alguna otra causa violenta se hundió, según dicen, el foro casi en el centro con un gran socavón de enorme profundidad; y no se pudo rellenar aquella la sima echando tierra, que cada uno por su cuenta traía, hasta que, por aviso de los dioses, se comenzó a buscar «lo que constituía la mayor la fuerza del pueblo romano»; esto era, en efecto, lo que había que sacrificar en aquel lugar, según vaticinaban los adivinos, si se quería la perpetuidad de la república romana. Entonces, Marco Curcio, joven distinguido en la guerra, dicen que reprendió a los que ponían en duda que hubiese algún bien romano superior a las armas y el valor; cuando se guardó silencio, fijando la vista en los templos de los dioses inmortales que dominan el foro, y en el Capi­tolio, y tendiendo las manos en dirección ya al cielo ya a la sima abierta en tierra hacia los dioses manes, se ofreció a sí mismo en sacrificio; después, montado en un caballo engalanado con la mayor magnificencia, se precipitó con sus armas en la hendidura, y una multitud de hombres y muje­res depositaron sobre él un montón de ofrendas y frutos.”
Tito Livio VII, 6