Rien ne devient tant que l'on ne l'a pas ressenti.
C'est la chair qui pense.
Cultiver.
Qu'un sang nouveau abreuve nos sillons.
IL FAUT BRASSER LE SANG DU SPECTACLE.
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15.10.11
Destruction et formation de l'attention - Considérations sur la crise systémique
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3.10.11
Retour de Vitesse
Pour sortir des impasses du temps présent, il faut faire retour sur certaines bifurcations, pensé la question de la vitesse et de la vitesse articulée à l’espace.
La rencontre intellectuelle entre Bergson, le penseur du temps, et Einstein, le théoricien de la relativité généralisée, n’a débouché sur rien. Une rencontre ratée. Bergson a compris la relativité du temps vécu, mais pas du point de vue physique.
Ce manque de pensée empêche de voir que nous sommes dans un espace fractal : lorsque la compression temporelle a lieu, la fragmentation de la société qui en est issue fini par créer une société fractale, ce que renforce la globalisation spatiale et temporelle du monde.
Emportés par la vitesse, nous ne voyons plus que devant nous (et encore pas très loin !). Pour regarder les côtés, faire des liens, dans une société complexe, il faut aller plus lentement ou avoir d’autres instruments. Les animaux ont des yeux qui permettent de regarder sur les côtés pour prévenir d’où vient le danger. Et nous ? On peut, comme le propose Paul Virilio, construire une philosophie politique de la vitesse, qui prenne le relais de la philosophie politique de la richesse fondée par les physiocrates et qui demeure encore aujourd’hui la matrice de notre pensée politique, mais complètement décalée de la réalité.
On peut aussi développer notre intelligence sensible, l'instrument c'est "le Wild" (j'emprunte à Thoreau), cultiver le feu souterrain qui coule dans la nature (et donc en nous). Qui jamais ne s'éteint, qui toujours travaille. Une faculté d'incarnation qui puise dans nos ressources anthropologiques, s'ensauvager dans l'étrangement de la chair, ouverture vers d'autres logiques.
C'est une intelligence du temps, des cycles, et des transformations, c'est une communion, et le pendant nécessaire au déficit d'une intelligence rationnelle, séquentielle, qui ayant déclenché un processus a fini par être asphyxié par lui, contraint à vivre dans l'inflation de réalités dites augmentées comme autant de cages à lapins où enfermer la conscience. Le temps du Temps demande notre écoute. On ne cultive pas le sillon en augmentant les doses, mais en aimant le cultiver.
4.8.11
ONKALO, REFUGE DU RESTE NUCLÉAIRE
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22.6.11
SITUATION DE TRANSHUMANCE
Plus un pouvoir est total, plus ses ordres sont imperceptibles. Plus les ordres sont imperceptibles, plus notre obéissance paraît évidente. Plus notre obéissance paraît évidente, plus nous avons l’illusion d’être libres. Et, finalement, plus nous nous croyons libres, plus le pouvoir s’avère total. Si, au XIXe siècle, il était possible de penser qu’il n’y avait rien à perdre hormis les chaînes, aujourd’hui nous nous croyons libres du fait de nos chaînes. Mon contemporain, l’homme de masse, est en réalité un ermite de masse. La massification se faisant de manière solipsiste.
***
Rien à vendre, tout à détruire, pour sortir du néant plein, de la négativité travestie, systématiquement positivée et résolue dans un simulacre d'universalisme existenciel véritablement totalitaire. L'ermite de masse traîne sa tristesse dans un carnaval de slogans bariolés. l'épuisement et la bêtise sont le fer de lance de la nouvelle avant-garde, in girum imus nocte et consumimur igni. Comment ne pas être saisi d'effroi face à cette culture là. Comment ne pas préférer l'ordalie de la dérive, la punition, la pénitence, la folie, tous les chemins de l'ombre, pour peu qu'on reste à la lisière de cette caricature pénible, émancipés du cul et de rien, raréfiés en soi, pesants seulement d'opérativité, de connexions, de contacts, de moyens, jamais de fins. Il faut oser le "passage par l'Enfer" qui donne le sens de la "gravité"! C'est la seule condition du possible. Celle qui révèle l'autre partie du monde, les patries de l'âme.
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Rien à vendre, tout à détruire, pour sortir du néant plein, de la négativité travestie, systématiquement positivée et résolue dans un simulacre d'universalisme existenciel véritablement totalitaire. L'ermite de masse traîne sa tristesse dans un carnaval de slogans bariolés. l'épuisement et la bêtise sont le fer de lance de la nouvelle avant-garde, in girum imus nocte et consumimur igni. Comment ne pas être saisi d'effroi face à cette culture là. Comment ne pas préférer l'ordalie de la dérive, la punition, la pénitence, la folie, tous les chemins de l'ombre, pour peu qu'on reste à la lisière de cette caricature pénible, émancipés du cul et de rien, raréfiés en soi, pesants seulement d'opérativité, de connexions, de contacts, de moyens, jamais de fins. Il faut oser le "passage par l'Enfer" qui donne le sens de la "gravité"! C'est la seule condition du possible. Celle qui révèle l'autre partie du monde, les patries de l'âme.
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8.6.11
ACERCA DEL CONCEPTO DE DISPERSION ( de IGNACIO LEWKOWICZ)
Hay una sensación muy, pero que muy extendida, entre todas las realidades que nos ofrece la manera de vivir nuestra existencia contemporánea : y es que “nada sedimenta”, “todo se deshilacha”, “no hay tiempo”, “todo va muy deprisa”, “lo colectivo es hoy lo más difícil” “hacer lo común es casi imposible”, “estamos perdidos”, “no sé lo que estoy haciendo, he perdido el sentido”.
Acerca de esta situación, Ignacio Lewkowicz, ha pensado o propuesto la idea de “dispersión” (que va más allá de los conceptos de “fragmentación” o “liquidez”).
La dispersión es una condición nueva de la vida social. Como un nuevo medio en el que nos movemos (un medio fluido y ya no sólido). Como un nuevo suelo que antes que nada es un no-suelo: arenas movedizas. Y tiene que ver con la transición que estamos viviendo la sociedad articulada en/por el Estado a la sociedad definida principalmente por el mercado y su capacidad (infinita y aleatoria) de conexión/desconexión.
Si consideramos la noción de dispersión como rasgo de época, hay que reconsiderar radicalmente -si no queremos pensar y vivir con categorías-zombi- las maneras de concebir el arte, la política, la institución, el pensamiento, lo común, etc.
Esta seria la propuesta de Ignacio Lewkowicz, sin embargo si nos acordamos en cuanto al concepto de dispersión y a su historial (aunque con matices) nos parece insalvable la acción a llevar, en la medida en que estas categorías son categorías-zombi, y punto. Al muerto se le puede dar la vuelta por respecto pero no curarlo.
Lo que importa a nuestro modo de ver es el suelo, hacer suelo, crear suelo, cultivarlo. Y esto no se puede llevar a cabo con categorías huecas pero no solo, también tóxicas. La miseria simbólica que nos atañe no puede ser remediada si no nos desbocamos del confort moral que la nutre. Hay que deshacerse, despojarse. La cultura no tiene otra alternativa que volver a la esencia de su definición, el cultivo y el cultivar, retomando el ciclo, seleccionando las semillas de un nuevo germen, deshaciendose de lo tóxico y de lo obsolescente programado. Hemos maltratado la tierra como hemos maltratado la mente, por eso esta labor es terapéutica.
Es un desafío energético y comportamental. Estamos tocados, tenemos que reparar. Tenemos que volver a un ciclo energético de reparación mental y de depuración cultural. Lo que ha colaborado con el sistema del Espectáculo no tiene otro remedio que ser destituido.
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16.3.11
SITUATION DE TRANSHUMANCE (Mundus Patet)
“El mismo año, debido a un temblor de tierra o a alguna otra causa violenta se hundió, según dicen, el foro casi en el centro con un gran socavón de enorme profundidad; y no se pudo rellenar aquella la sima echando tierra, que cada uno por su cuenta traía, hasta que, por aviso de los dioses, se comenzó a buscar «lo que constituía la mayor la fuerza del pueblo romano»; esto era, en efecto, lo que había que sacrificar en aquel lugar, según vaticinaban los adivinos, si se quería la perpetuidad de la república romana. Entonces, Marco Curcio, joven distinguido en la guerra, dicen que reprendió a los que ponían en duda que hubiese algún bien romano superior a las armas y el valor; cuando se guardó silencio, fijando la vista en los templos de los dioses inmortales que dominan el foro, y en el Capitolio, y tendiendo las manos en dirección ya al cielo ya a la sima abierta en tierra hacia los dioses manes, se ofreció a sí mismo en sacrificio; después, montado en un caballo engalanado con la mayor magnificencia, se precipitó con sus armas en la hendidura, y una multitud de hombres y mujeres depositaron sobre él un montón de ofrendas y frutos.”
Tito Livio VII, 6
Tito Livio VII, 6
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