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7.2.12

La double peine (misère de la collaboration)


la double peine c'est un système dont tu es captif, et où toute ton action consiste à te rendre plus captif encore, une rétroaction où la laisse étrangle toujours plus.
Nous sommes les otages d'un système dont nous payons rançon pour l'alimenter, c'est à dire en fomentant les attaches qui fixent notre captivité. 

Le système de la dette organisé par la puissance financière pour vassaliser et prendre tribut, va de pair et s'appuie, sur la dette symbolique que constitue le Spectacle et à laquelle il est impossible de se soustraire sans péricliter dans le néant et la non-reconnaissance. Pour être reconnu il faut rendre tribut, c'est le jeu de dupes de l'étranglé.

6.2.12

Sophistique du Crime

On commet un crime contre la jeunesse. Un crime sans nom, "le détournement de vies".

La jeunesse, on lui vole la vie dès le plus jeune âge. Imprégné par le SPECTACLE, enrôlé par lui: elle est la matière à dégrossir l'aliment essentiel dont le système se nourrit.
Parce qu'il vient au monde, le jeune apporte la primo-attention,  celle qui détermine les autres types d'attention à venir, et qui à partir d'elle s'orientent, gravitent et ruissellent. Cette attention captée constitue la pente à travers laquelle le système se développe, grandit, et fait monde, enfermant l'Esprit dans le SPECTACLE. 

En dehors de la BOX point de salut, THERE IS NO ALTERNATIVE (TINA).
 
Le réalisme faisandé du Spectacle constitue l'environnement nécessaire au Golem-système, une puissance stable qui l'alimente, son carburant primaire et définitif, l'humus qui donne vie à la négation de la vie.
 
Dire l'attention, dire sa captation initiale, son détournement criminel et son instrumentalisation ad nauseam, c'est dire la précieuse ressource qu'il faut saisir vierge de tout autre concurrence vitale pour la maintenir sous un contrôle et une instrumentalisation exclusive: un bien plastique pour l'accommoder aux désirs systémiques de la Mégamachine.

Le progrès est vrai: les guerres n'attendent plus les soldats, elles dévorent d'emblée. 
Le reste - la vie - n'est qu'expiation.

2.2.12

E. BERNAYS: ARCHÉOLOGIE DU SPECTACLE (2)

"Comment imposer une nouvelle marque de lessive ? Comment faire élire un président ? Dans la logique des démocraties de marché », ces questions se confondent.Dans ces sociétés, constate Edward Bernays, le pouvoir appartient à celui qui contrôle adéquatement les moyens d’influencer l’opinion. La démocratie moderne implique ainsi une nouvelle forme de gouvernement invisible : les relations publiques. Loin d’en faire la critique, l’auteur se propose au contraire d’en perfectionner et d’en systématiser les techniques à partir des acquis de la psychanalyse.
Un document édifiant où l’on apprend que la propagande politique moderne n’est pas née dans les régimes totalitaires, mais au cœur même de la démocratie libérale américaine. Incontournable en une époque où les modes de vie, autant que les opinions politiques, deviennent une affaire de perception." 




31.1.12

E. BERNAYS, ARCHÉOLOGIE DU SPECTACLE (I)

En étudiant la psychologie des foules avec les idées sur la psychanalyse de son oncle, Sigmund Freud, Eddy Bernays a été un des premiers à vendre des méthodes pour utiliser la psychologie du subconscient dans le but de manipuler l'opinion publique.


22.12.11

STOP


"Marx dit que les révolutions sont la locomotive de l'histoire. Mais peut-être en va-t-il tout autrement. Peut-être les révolutions sont-elles le geste de l'espèce humaine voyageant dans ce train pour saisir le signal d'alarme".
 

-Note de Walter Benjamin de "Sur le concept d'histoire", vers 1940.

4.12.11

QUELQUES NOTES DE TRIPLE A



la période du modèle industriel consumériste a atteint ses limites pour des raisons multiples – et cela, avant tout parce qu’elle aura fini par détruire le désir, le mental et le moral, et non seulement l’environnemental, la crise environnementale accentuant cette démoralisation aussi bien que les tensions et contradictions économiques et politiques qui en résultent. 


Le modèle consumériste a été une façon de capter la libido des individus, et en la captant, de la détruire – comme on épuise les champs de pétrole ou les ressources en eau.


Nous soutenons que ce modèle consumériste ne peut plus tenir à la fois parce que les fondamentaux écologiques ne permettent plus, parce que la motivation n’existe plus et parce que ce court termisme allié avec une innovation permanente qui a conduit à une organisation systématique de l’obsolescence et de la jetabilité généralisées (marchandises, outils de production, cultures d’entreprise, hommes, structures sociales, savoirs, régions et pays même, etc.) est insoutenable : il a conduit à une contraction du temps qui fait qu’il n’y a plus de temps.


Or le capitalisme ne peut pas marcher s’il n’a plus de temps précisément dans la mesure où il est fondé sur l’investissement.

17.11.11

L'analogisme terre-esprit, par l'école de Palo Alto


Avec Watzlawick, Gregory Bateson représente probablement la figure la plus connue du département de psychologie sociale de Palo Alto. La nature et la pensée – esprit et nature : une unité nécessaire représente l'aboutissement de toutes ses recherches et réflexions. Sa question centrale est : quelle est la structure (pattern) qui relie toutes les créatures vivantes ? Ce serait une métastructure : « C'est une structure de structures. C'est cette métastructure qui définit la vaste généralisation qui permet en fait de parler de structures qui relient. » Esprit (mind), créations et comportements humains sont de simples extensions contenues dans la potentialité animale et la variabilité de son spectre psychologique. Mais en réduisant l'échelle au microscopique et aux plus élémentaires relations synaptiques, il apparaît que cette métastructure est profondément dynamique. Oubliées donc les métaphores mécanistes de la société, le Grand Horloger et Cie, Bateson propose une analogie biologique (ou organique), de la nature à la pensée.

Tout est adaptation à un contexte. Bateson cherche non ce qu'une chose est censée être mais ses relations avec les autres éléments : « (...) toute communication nécessite un contexte, […] sans contexte il n'y a pas de sens, et […] les contextes confèrent le sens parce qu'il y a une classification des contextes. » Les formes d'êtres vivants sont donc des messages transformés, dont la structure d'entrée se retrouve dans la structure de sortie.
L'élément premier de la communication est le codage de l'information. Pour que celle-ci soit productrice de sens, le récepteur doit décoder correctement l'information envoyée par l'émetteur, condition sine qua non pour l'équilibre d'un système. Lorsqu'une information est mal décodée, le récepteur tente de s'ajuster pour être dans la norme. Cette action est dite rétroaction (feedback) : la cause produit un effet, qui à son tour agit sur la cause (qui devient donc effet de la cause qui était précédemment l'effet, etc., dans une logique causale circulaire). Des déséquilibres peuvent tout de même être engendrés, car tout phénomène, humain comme embryologique, comprend une dimension stochastique (un caractère aléatoire associé à un processus de sélection).

14.10.11

Lignes de marges à l'adresse des enferrés

La dérive est le Grand Tour initiatique qui conjure l'ordre du Spectacle. Lignes de marges. Dérive VS Spectacle.



La conscience de l'imposition du Spectacle comme un fait massif, un fait social total, impose en contrepartie une stratégie et des tactiques.
Acquises sur le terrain, elle suinte l'originalité et l'apprentissage à coup de triques.

D'abord la distanciation, élastique, le repli, le recours au forêts,  l'ensauvagement pour se désincarcer de la la paraplégie éducative, mais aussi la guérilla situationnelle, le marronage des situations: faire vriller les situations, acquérir le don des situations, comprendre les situations; l'étrangement pour don. Voilà un faisceau de courants qui conjugue et oriente la dérive dans sa fuite suprême. Autant d'espace-seuils, autant d'étapes, qui marque l'initiation du conjuré, ce renégat du Spectacle. 






Ainsi va la déconstruction du Spectacle, rage du contaminé, séparation du règne de la Séparation, pratiques de marges, culture de l'entre-deux, ces gens du seuil, liberté de l'ombre, du sans-statut, c'est ici que le dériveur s'aguerrit, c'est bien la marge qui tient la page, c'est bien là où les "autres" glissent, sans recours, sans salut, sans marge ou se raccrocher. Sans aspérités les destins maigres de l'utile épuisent leur encre psychique à noircir les pages du Spectacle. L'évitement, l'empêchement, tient leur ligne, la conduit.

Evitement: ne pas prendre en charge l'existence du Spectacle comme fait global total qui nous englobe et nous contient, qui instille le moindre rapport à l'existence, glisser dans la survie augmentée, les parcours balisés du désêtre.


Empêchement: la croûte de battance que forme l'exposition permanente aux flux et aux flots de la saturation durcissent la terre mentale. Sans marges, sans rigoles, l'érosion lamine l'action, la réaction est subvertie. La faiblesse de la terre mentale est celle de l'indifférence qui protège mais enferme. 

Si tu as un toit soulève-le.

Mon Odyssée: Attache-moi!


Tu vas où le vent mène. Tu suis l'appel des sirènes. 
Et la plupart du temps tu es à la périphérie de toi-même...

Ça pourrait faire des vers, c'est juste un constat. 
Il n'y a que lorsque le calme revient, que lorsque la mer est plate, 
que le spectacle a été chassé de l'horizon,  que tu reviens à ton fondement.

Tu sais, ces rares moments où tu crois être, où tu es enfin, toi-même.

Sinon, comme Ulysse, si tu veux être conscient où te mène ta barque, 
tu devras rester attacher au mât si tu veux resister.

dériver, c'est une corvée épique.


8.6.11

ACERCA DEL CONCEPTO DE DISPERSION ( de IGNACIO LEWKOWICZ)


Hay una sensación muy, pero que muy extendida, entre todas las realidades que nos ofrece la manera de vivir nuestra existencia contemporánea : y es que “nada sedimenta”, “todo se deshilacha”, “no hay tiempo”, “todo va muy deprisa”, “lo colectivo es hoy lo más difícil” “hacer lo común es casi imposible”, “estamos perdidos”, “no sé lo que estoy haciendo, he perdido el sentido”.   
  Acerca de esta situación, Ignacio Lewkowicz, ha pensado o propuesto la idea de “dispersión” (que va más allá de los conceptos de “fragmentación” o “liquidez”).

La dispersión es una condición nueva de la vida social. Como un nuevo medio en el que nos movemos (un medio fluido y ya no sólido). Como un nuevo suelo que antes que nada es un no-suelo: arenas movedizas. Y tiene que ver con la transición que estamos viviendo la sociedad articulada en/por el Estado a la sociedad definida principalmente por el mercado y su capacidad (infinita y aleatoria) de conexión/desconexión.

Si consideramos la noción de dispersión como rasgo de época, hay que reconsiderar radicalmente -si no queremos pensar y vivir con categorías-zombi- las maneras de concebir el arte, la política, la institución, el pensamiento, lo común, etc.
 

Esta seria la propuesta de Ignacio Lewkowicz, sin embargo si nos acordamos en cuanto al concepto de dispersión y a su historial (aunque con matices) nos parece insalvable la acción a llevar, en la medida en que estas categorías son categorías-zombi, y punto. Al muerto se le puede dar la vuelta por respecto pero no curarlo.
 

Lo que importa a nuestro modo de ver es el suelo, hacer suelo, crear suelo, cultivarlo. Y esto no se puede llevar a cabo con categorías huecas pero no solo, también tóxicas. La miseria simbólica que nos atañe no puede ser remediada si no nos desbocamos del confort moral que la nutre. Hay que deshacerse, despojarse. La cultura no tiene otra alternativa que volver a la esencia de su definición, el cultivo y el cultivar, retomando el ciclo, seleccionando las semillas de un nuevo germen, deshaciendose de lo tóxico y de lo obsolescente programado. Hemos maltratado la tierra como hemos maltratado la mente, por eso esta labor es terapéutica. 

Es un desafío energético y comportamental. Estamos tocados, tenemos que reparar. Tenemos que volver a un ciclo energético de reparación mental y de depuración cultural. Lo que ha colaborado con el sistema del Espectáculo no tiene otro remedio que ser destituido.

29.5.11

SITUATION DE TRANSHUMANCE ( jalon pour la saison)

La vie réussi à durer parce qu’elle surmonte ses crises en recyclant et en réutilisant ses déchets. C’est comme cela que la vie évolue: en recyclant ses déchets.

Recycler le Spectacle pour nous sauver du Spectacle: nous sauver par les moyens même qui causent notre malheur.

Retour à la controverse qui dilascère. 
Epurer le déchet: détruire, conserver, ensemencer. 

Le déchet, le Reste de la Saison du Spectacle. 

Le Reste est un Pharmakon, à la fois puissance nuisible et libératrice.

Pharmakon: ergot et venin, graine et semence. Dialectique du Pharmakon. Travailler le Pharmakon, Alchimie du Reste. Il faut cultiver.

Rien n'a de valeur, ce qu'il faut recycler c'est l'accumulation, c'est cela dont on crève, de prostration, de sidération, de gavage et de chloroforme.

Tout réduire pour redevenir. 
Se ré-acticuler, "s'animer": Il faut être l'amant du chaos pour être une étoile qui danse.



9.4.11

EL CONCEPTO DE DISPERSION

Entrevista aparecida el 26 de febrero de 2011 en el diario Público. La versión completa será publicada en el número 9-10 de la revista Espai en Blanc (mayo 2011).


Franco Ingrassia es psicoanalista e investigador. Se mueve entre diversos saberes y campos de actividad. Integra el Laboratorio de Análisis Institucional de Rosario. Coordina el proyecto Estéticas de la Dispersión. Ha publicado artículos en revistas de España, Italia, Inglaterra, Chile y Argentina. Colabora en Planeta/X, un proyecto cultural asambleario que acaba de cumplir 15 años y que es motor de, entre otras cosas, una revista de cultura y pensamiento y un sello discográfico. Fue invitado recientemente a Madrid por el centro cultural Matadero, dentro del programa de residencias del proyecto El Ranchito, para impartir una serie de talleres públicos sobre “pensar (en) la dispersión”.
Los lazos sociales que establecemos resultan cada vez más inestables, débiles y heterogéneos. Toda experiencia compartida se despliega hoy sobre un fondo de contingencia, fragilidad e incertidumbre. La hipótesis de la dispersión trata de hacer legible ese nuevo fondo de lo social.
¿Qué es la dispersión? ¿De qué es resultado?
Es el tipo de experiencia social que produce la hegemonía del mercado, cuando el Estado pierde su función reguladora y estructuradora de las relaciones intersubjetivas. En el pasado reciente, el Estado moldeaba lo social en configuraciones estables, adaptadas al régimen productivo fordista, mediante instituciones (llamadas “disciplinarias”) como la familia, la escuela, el hospital, el cuartel, la fábrica, la prisión, etc. Ellas moldeaban las subjetividades, es decir, los modos de vida. Eran estas marcas institucionales, en su permanencia, las que definían quién era cada uno, las que ligaban ciertos cuerpos a ciertos nombres, tareas y lugares sociales. Y contra estos anudamientos y moldeamientos –en muchas ocasiones injustos y opresivos- se desplegaban las políticas emancipatorias modernas que eran, antes que nada, políticas de alteración de los órdenes estatalmente establecidos.
Por el contrario, hoy el mercado está constantemente ensamblando y desensamblando los vínculos en función de su incesante búsqueda de la maximización del beneficio. La alteración se convierte en la norma y la estabilidad en la excepción. Eso es la dispersión.
¿Cómo afecta a nuestras vidas cotidianas?
Por un lado, crece una cierta sensación de ser como náufragos a la deriva, sin capacidad de incidencia sobre nuestro rumbo, aferrados a recursos que encontramos desarticulados, en flotación, pero sin los cuales no podríamos subsistir. El acceso a la salud, la vivienda, la cultura, el trabajo o la experiencia amorosa se vuelven precarios, intermitentes, sujetos a composiciones tan contingentes como las condiciones en las cuales deben desplegarse.
Por otro lado, la dispersión se traduce también en un tipo de experiencia subjetiva caracterizada por el desborde y la saturación. La experiencia más habitual de la navegación en la web es un ejemplo claro de esto: vamos arribando cada vez a más enlaces que nos conducen a la apertura de nuevas pestañas que a su vez nos vinculan con nuevos enlaces hasta que al final ya no sabemos a qué atender. La sensación de que nuestra vida se ramifica en infinitas diferencias va de la mano con el malestar que provoca la creciente dificultad para articular estas diferencias en una composición de sentido más o menos regulable, legible u orientable.
Una ventana abre otra y luego otra y luego otra, pero ninguna se cierra. De ahí que nos sintamos constantemente desbordados.
Exacto. Y de este modo nos vemos arrojados a una suerte de incesante bricolaje existencial. La primacía de la inestabilidad multiplica los estímulos ante los que hay que responder y nos obliga a un trabajo de constante actualización de nuestra lectura del medio en el que nos movemos (porque, apenas logramos orientarnos, la cosa vuelve a cambiar y hay que reajustar dicha orientación).
¿Cómo es nuestra relación con el otro en la dispersión?
En condiciones estatales, el otro es mi semejante en tanto que comparte conmigo el espacio de la ley que regula nuestra interacción. Somos semejantes en tanto que  estamos sujetos a la misma ley. No hay nada en las condiciones de mercado que instaure algo similar. Según la lógica neoliberal, el único modo de hacer legible el comportamiento humano es suponiéndole la búsqueda del máximo beneficio como motor. Por tanto, el otro deja de ser mi semejante y se convierte en un recurso a instrumentalizar o en un simple obstáculo a mi recorrido. Los mercados contemporáneos pueden ser pensados como territorios de la guerra de todos contra todos, como territorios donde las acciones de defensa de un confort “interior” ficcional se combinan con un reverso de hostilidad generalizada hacia todo lo que sea considerado exterior.