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12.6.12

SITUATION DE TRANSHUMANCE: RUPTURE DE LIGNE

LA DÉCOMPOSITION AVANCE  À GRANDS FRAIS, LES ILOTS SE PROPAGENT. 
CHACUN EST LE QUAI DE L'AUTRE

7.2.12

La double peine (misère de la collaboration)


la double peine c'est un système dont tu es captif, et où toute ton action consiste à te rendre plus captif encore, une rétroaction où la laisse étrangle toujours plus.
Nous sommes les otages d'un système dont nous payons rançon pour l'alimenter, c'est à dire en fomentant les attaches qui fixent notre captivité. 

Le système de la dette organisé par la puissance financière pour vassaliser et prendre tribut, va de pair et s'appuie, sur la dette symbolique que constitue le Spectacle et à laquelle il est impossible de se soustraire sans péricliter dans le néant et la non-reconnaissance. Pour être reconnu il faut rendre tribut, c'est le jeu de dupes de l'étranglé.

22.12.11

STOP


"Marx dit que les révolutions sont la locomotive de l'histoire. Mais peut-être en va-t-il tout autrement. Peut-être les révolutions sont-elles le geste de l'espèce humaine voyageant dans ce train pour saisir le signal d'alarme".
 

-Note de Walter Benjamin de "Sur le concept d'histoire", vers 1940.

4.12.11

QUELQUES NOTES DE TRIPLE A



la période du modèle industriel consumériste a atteint ses limites pour des raisons multiples – et cela, avant tout parce qu’elle aura fini par détruire le désir, le mental et le moral, et non seulement l’environnemental, la crise environnementale accentuant cette démoralisation aussi bien que les tensions et contradictions économiques et politiques qui en résultent. 


Le modèle consumériste a été une façon de capter la libido des individus, et en la captant, de la détruire – comme on épuise les champs de pétrole ou les ressources en eau.


Nous soutenons que ce modèle consumériste ne peut plus tenir à la fois parce que les fondamentaux écologiques ne permettent plus, parce que la motivation n’existe plus et parce que ce court termisme allié avec une innovation permanente qui a conduit à une organisation systématique de l’obsolescence et de la jetabilité généralisées (marchandises, outils de production, cultures d’entreprise, hommes, structures sociales, savoirs, régions et pays même, etc.) est insoutenable : il a conduit à une contraction du temps qui fait qu’il n’y a plus de temps.


Or le capitalisme ne peut pas marcher s’il n’a plus de temps précisément dans la mesure où il est fondé sur l’investissement.

7.8.11

SITUATION DE TRANSHUMANCE (le reste/réflexion sur la fin de saison du Spectacle)


Le temps consacré à respecter les codes du salariat est énorme, surtout si l’on y intègre l’éducation – le temps passé à être préparé à les comprendre et les accepter -, la consommation – le temps passé à essayer de trouver un intérêt à avoir accepté ces codes -, les opiums – le temps passé à se défaire de la réflexion qui pourrait les remettre en question -, la retraite – le temps passé à se dire qu’on a bien fait, au final, de les accepter -, etc. 
Reste peu de temps pour le reste. Et peu de chances de pouvoir mener sa vie sereinement hors de ses codes : le salariat est une figure imposée, par nous.

26.5.11

SITUATION DE TRANSHUMANCE (constat)

Lorsque je raconte mes transhumances, mes morales à deux balles, mes délires parfaits ou mes dérives sévères, je le fais dans le seul but d’arrêter, presque en l’air, deux ou trois cris féroces, deux ou trois grognements déchirants et caverneux qui pourraient certainement mieux exprimer la vérité de la situation.