FORMES DE VIE, USAGES ET PAUVRETÉ: SAINT-FRANÇOIS, LE MONACHISME OCCIDENTAL (XI-XII°S.), UNE VOIE POUR LE FUTUR
Rien ne devient tant que l'on ne l'a pas ressenti.
C'est la chair qui pense.
Cultiver.
Qu'un sang nouveau abreuve nos sillons.
IL FAUT BRASSER LE SANG DU SPECTACLE.
28.10.11
DE LA TRÈS HAUTE PAUVRETÉ - GIORGIO AGAMBEN
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15.10.11
Destruction et formation de l'attention - Considérations sur la crise systémique
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14.10.11
Lignes de marges à l'adresse des enferrés
La dérive est le Grand Tour initiatique qui conjure l'ordre du Spectacle. Lignes de marges. Dérive VS Spectacle.
La conscience de l'imposition du
Spectacle comme un fait massif, un fait social total, impose en
contrepartie une stratégie et des tactiques.
Acquises sur le terrain, elle suinte l'originalité et l'apprentissage à coup de triques.
D'abord la distanciation, élastique, le repli, le recours au forêts, l'ensauvagement pour se désincarcer de la la paraplégie éducative, mais aussi la guérilla situationnelle, le marronage des situations: faire vriller les situations, acquérir le don des situations, comprendre les situations; l'étrangement pour don. Voilà un faisceau de courants qui conjugue et oriente la dérive dans sa fuite suprême. Autant d'espace-seuils, autant d'étapes, qui marque l'initiation du conjuré, ce renégat du Spectacle.
Acquises sur le terrain, elle suinte l'originalité et l'apprentissage à coup de triques.
D'abord la distanciation, élastique, le repli, le recours au forêts, l'ensauvagement pour se désincarcer de la la paraplégie éducative, mais aussi la guérilla situationnelle, le marronage des situations: faire vriller les situations, acquérir le don des situations, comprendre les situations; l'étrangement pour don. Voilà un faisceau de courants qui conjugue et oriente la dérive dans sa fuite suprême. Autant d'espace-seuils, autant d'étapes, qui marque l'initiation du conjuré, ce renégat du Spectacle.
Ainsi va la déconstruction du
Spectacle, rage du contaminé, séparation du règne de la Séparation,
pratiques de marges, culture de l'entre-deux, ces gens du seuil, liberté
de l'ombre, du sans-statut, c'est ici que le dériveur s'aguerrit, c'est
bien la marge qui tient la page, c'est bien là où les "autres"
glissent, sans recours, sans salut, sans marge ou se raccrocher. Sans
aspérités les destins maigres de l'utile épuisent leur encre psychique à
noircir les pages du Spectacle. L'évitement, l'empêchement, tient leur
ligne, la conduit.
Evitement: ne pas prendre en charge l'existence du Spectacle comme fait global total qui nous englobe et nous contient, qui instille le moindre rapport à l'existence, glisser dans la survie augmentée, les parcours balisés du désêtre.
Empêchement: la croûte de battance que forme l'exposition permanente aux flux et aux flots de la saturation durcissent la terre mentale. Sans marges, sans rigoles, l'érosion lamine l'action, la réaction est subvertie. La faiblesse de la terre mentale est celle de l'indifférence qui protège mais enferme.
Evitement: ne pas prendre en charge l'existence du Spectacle comme fait global total qui nous englobe et nous contient, qui instille le moindre rapport à l'existence, glisser dans la survie augmentée, les parcours balisés du désêtre.
Empêchement: la croûte de battance que forme l'exposition permanente aux flux et aux flots de la saturation durcissent la terre mentale. Sans marges, sans rigoles, l'érosion lamine l'action, la réaction est subvertie. La faiblesse de la terre mentale est celle de l'indifférence qui protège mais enferme.
Si tu as un toit soulève-le.
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Mon Odyssée: Attache-moi!
Tu vas où le vent mène. Tu suis l'appel des sirènes.
Et la plupart du temps tu es à la périphérie de toi-même...
Ça pourrait faire des vers, c'est juste un constat.
Il n'y a que lorsque le calme revient, que lorsque la mer est plate,
que le spectacle a été chassé de l'horizon, que tu reviens à ton fondement.
Tu sais, ces rares moments où tu crois être, où tu es enfin, toi-même.
Sinon, comme Ulysse, si tu veux être conscient où te mène ta barque,
tu devras rester attacher au mât si tu veux resister.
dériver, c'est une corvée épique.
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3.10.11
Retour de Vitesse
Pour sortir des impasses du temps présent, il faut faire retour sur certaines bifurcations, pensé la question de la vitesse et de la vitesse articulée à l’espace.
La rencontre intellectuelle entre Bergson, le penseur du temps, et Einstein, le théoricien de la relativité généralisée, n’a débouché sur rien. Une rencontre ratée. Bergson a compris la relativité du temps vécu, mais pas du point de vue physique.
Ce manque de pensée empêche de voir que nous sommes dans un espace fractal : lorsque la compression temporelle a lieu, la fragmentation de la société qui en est issue fini par créer une société fractale, ce que renforce la globalisation spatiale et temporelle du monde.
Emportés par la vitesse, nous ne voyons plus que devant nous (et encore pas très loin !). Pour regarder les côtés, faire des liens, dans une société complexe, il faut aller plus lentement ou avoir d’autres instruments. Les animaux ont des yeux qui permettent de regarder sur les côtés pour prévenir d’où vient le danger. Et nous ? On peut, comme le propose Paul Virilio, construire une philosophie politique de la vitesse, qui prenne le relais de la philosophie politique de la richesse fondée par les physiocrates et qui demeure encore aujourd’hui la matrice de notre pensée politique, mais complètement décalée de la réalité.
On peut aussi développer notre intelligence sensible, l'instrument c'est "le Wild" (j'emprunte à Thoreau), cultiver le feu souterrain qui coule dans la nature (et donc en nous). Qui jamais ne s'éteint, qui toujours travaille. Une faculté d'incarnation qui puise dans nos ressources anthropologiques, s'ensauvager dans l'étrangement de la chair, ouverture vers d'autres logiques.
C'est une intelligence du temps, des cycles, et des transformations, c'est une communion, et le pendant nécessaire au déficit d'une intelligence rationnelle, séquentielle, qui ayant déclenché un processus a fini par être asphyxié par lui, contraint à vivre dans l'inflation de réalités dites augmentées comme autant de cages à lapins où enfermer la conscience. Le temps du Temps demande notre écoute. On ne cultive pas le sillon en augmentant les doses, mais en aimant le cultiver.
Régression précipité par la tension du maintenant
Critique de l'idée de projet. Foutu projet. L'idée de projet, voilà le reliquat atomisé de l'idée de progrès, encore à faire des siennes, avec cette pré-science du mouvement si caractéristique du salut horizontal. A cela, l'anamnèse mon poussin. On revient sur ses pas.
On ne va pas d'un point A à un point B, mais on remonte du B, de la situation, vers ce que l'on suppose être sa source, le A, qui en faîtes sont des sources, on trace les sources, et on les trame. L'idée de projet, "d'inventer" des méthodes pour aller d'un point A à un point B me fulmine d'idéalisme -transcendant-humanisme-imbécile. Et cette idée je la combats par une ergonomie des idées, une manière de s'emboîter, de faire mouvement, où la position est fonction d'un parcours gravitaire, d'un ordre possible qui est leur véritable généalogie.
Tu ne vas nulle part sans élan, sans retour en arrière. Pour marcher, d'abord plier une jambe, c'est à dire la faire revenir sur soi par un mouvement circulaire qui cherche l'équilibre pour l'action d'abord par un retour vers l'arrière. L'organicité du pas, sa chorégraphie, vaut pour tout mouvement humain, qu'il soit entendu de manière physique, matérielle ou méta-physique, spirituelle (cette dernière distinction n'ayant pas lieu d'être autrement que par convention historique et par nécessité de se faire entendre, je développerai ailleurs l'idée de terre-esprit, communauté de mouvement et de fonctionnement).
Là où il y a mouvement, où il va y avoir mouvement, il y a bouillonnement, inquiétudes, comme si de jambes inquiètes il s'agissait, qui doit être résolue par l'action, ou du moins y trouver sa résolution par l'action. C'est une préparation à l'action, une mise en jambes, et c'est à entendre au propre comme au figuré*. Contradictions qui s'affairent, positions qui tâtent le contexte, la forme où se projeter, avant d'être jetés vers l'avant, vers l'action, tout cela est fonction du balancement instillé par la situation pré-initiale.
Et nous sommes là, dans cette prémisse situationnelle, se défaire de l'habitus qui nous aimante, en allant chercher l'élan qui éclaire.
A rebours, un effort, un arrachement, un écart, un Jihad intérieur, pour forcer, pour quitter la boucle, en bon renégat du Spectacle. Où?
L'appui est dans la chaîne retrouvée ou reconnue, toute détermination éclaire, toute dépendance reconnue libère, dans l'archaïque, dans l'anthropologique, voire dans le biologique. Chair et esprit, commun. Parce que le gravitaire articule l'esprit et la chair de manière semblable, il impose, il distribue. Fantasmes, esquisses de mouvements, intentions qui s'appuient, gestes et actions. On trame, on trace. la chair pense comme l'esprit ordonne, mais c'est la chair qui pense et l'esprit qui mime, elle est le convecteur de gravité par où l'esprit s'instruit.
Qu’il s’agisse de la sortie d’Egypte, de la naissance du confucianisme et de Bouddha, de l’apparition du christianisme à l’irruption de l’islam, de la Réforme à la révolution française et au marxisme, etc, les grandes mutations ont toujours été précédées par un intense travail idéologique, mais il s'agit avant tout de le comprendre comme une gymnastique, de fourbir et d'aiguiser esprit-matière, terre-esprit, de décompacter le soma. Et si c'est ainsi que je l'entends c'est d'abord pour des questions d'énergétique, parce que d'une béance nouvelle, compensatoire d'une représentation déliquescente, surgit des gestes, des mouvements, suscitant une énergie nouvelle qui cherche son emploi comme la rivière fait son lit.
*On me reprochera mon analogisme, mais c'est une manière d'anticiper, à tâtons certes, où est le souci? La seule chose qui m'émeuve sur cette question, c'est qu'auparavant ce travail était fait par les poètes, mais que l'anéantissement de l'intelligence sensible les a réduits à des reliques Jivaros, à ne plus se faire entendre et surtout à ne plus être compris.
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2.10.11
Les Gensbiens c'est mon flip...
...Une zombitude consternante de massivité. Un gros flip.
Les
Gensbiens, ils se vivent comme un principe d'unité, factice et
inébranlable. Si vous arrivez à les dessiller de leurs comportements
induits, ils entrent dans une phase de dissonance cognitive, et le
reconnaissant, entame un processus de rétropédalage impressionnant. En
gros, "arrête de me dessiller! Tu vas me niquer ma journée". L'individu
Gensbien est un compacté, c'est un soma-dur, il n'aime pas qu'on
l'étire, c'est tout de suite qu'il revient sur sa crampe.
Il est aussi le raréfié: respirer un autre air ça le perturbe, se mettre debout, se relever, ça lui donne des vertiges. Aussi avant de faire "naufrage" de part nos injonctions administrées ("réveille-toi connard!"), il revient vers sa pré-couche de mémoire de forme.
Ces gens-là, les Gensbiens, les salauds sincères, ils me font flipper, ils ouvrent l'éventail de la banalité du mal dans toute sa virtualité, qui est une probabilité certaine. Arrimés par la nécessité, et finalement n'ayant jamais décroché d'elle, puisque c'est elle qui les pense, ils sont des Eichmann à profusion.
Nous, les rebelles, les désaxés, renégats du Spectacle, qui avons la dissonance pour patrie, nous nous savons chaîne et maillon, et rien de ce qui se trouve avant ou après nous dans nos actes ou nos pensées ne nous est étranger, nous sommes dans la vibration, constamment informé par le bruit du monde. Il nous traverse. Cette souffrance, cette sensibilité, millimétrée, appliquée, cette anticipation sur l'abîme, orne nos fronts d'un sceau rageur: "Pourquoi as-tu collaborer? Autant..."
Participer, c 'est accepter. La fabrique de la peur capture l'attention, la malaxe en un consentement permanent, fuyant les brisures de sens. Collaborer, c'est d'abord ça, se protéger, avoir un toit pour ses idées.
Les Gensbiens, ils sont la main invisible des petits égoismes qui pérorent: une morale, des intérêts, pas d'inquiétudes. La peur fuit la dissonance, se vautre dans les fausses logiques du quotidien.
...Mais aujourd'hui, que faire?
Alors que l'hologramme du système en tant que spectacle commence à se déglinguer.
Où le troupeau de tête, celui qui entraîne le reste du bétail humain va-t-il trouver sa légitimité finale si ce n'est dans sa dissolution?
Il est aussi le raréfié: respirer un autre air ça le perturbe, se mettre debout, se relever, ça lui donne des vertiges. Aussi avant de faire "naufrage" de part nos injonctions administrées ("réveille-toi connard!"), il revient vers sa pré-couche de mémoire de forme.
Ces gens-là, les Gensbiens, les salauds sincères, ils me font flipper, ils ouvrent l'éventail de la banalité du mal dans toute sa virtualité, qui est une probabilité certaine. Arrimés par la nécessité, et finalement n'ayant jamais décroché d'elle, puisque c'est elle qui les pense, ils sont des Eichmann à profusion.
Nous, les rebelles, les désaxés, renégats du Spectacle, qui avons la dissonance pour patrie, nous nous savons chaîne et maillon, et rien de ce qui se trouve avant ou après nous dans nos actes ou nos pensées ne nous est étranger, nous sommes dans la vibration, constamment informé par le bruit du monde. Il nous traverse. Cette souffrance, cette sensibilité, millimétrée, appliquée, cette anticipation sur l'abîme, orne nos fronts d'un sceau rageur: "Pourquoi as-tu collaborer? Autant..."
Participer, c 'est accepter. La fabrique de la peur capture l'attention, la malaxe en un consentement permanent, fuyant les brisures de sens. Collaborer, c'est d'abord ça, se protéger, avoir un toit pour ses idées.
Les Gensbiens, ils sont la main invisible des petits égoismes qui pérorent: une morale, des intérêts, pas d'inquiétudes. La peur fuit la dissonance, se vautre dans les fausses logiques du quotidien.
...Mais aujourd'hui, que faire?
Alors que l'hologramme du système en tant que spectacle commence à se déglinguer.
Où le troupeau de tête, celui qui entraîne le reste du bétail humain va-t-il trouver sa légitimité finale si ce n'est dans sa dissolution?
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VOIE DU RÂLE
1.10.11
La Chute, ou la saison de notre héroïsme
SOURCE : DEDEFENSA
Nous avons largement développé l’affirmation de la nécessité
d’affronter le Système principalement, sinon exclusivement,
en tant que tel et dans son entièreté, en suscitant et en appuyant ses
dynamiques et ses situations internes d’autodestruction, sans le
moindre souci de cohérence par rapport aux situations internes à
lui-même, et découlant de l’activité de ces dynamiques internes. Il nous
semble que nombre de nos lecteurs comprennent le sens de notre démarche
lorsque nous la présentons. Il semble qu’il existe diverses
interventions qui témoignent de cette position de compréhension de
notre position, ou qui argumentent autour de cette position en pleine
connaissance de cause. A la lumière de ces observations préliminaires,
nous allons exposer notre analyse selon une logique qui développe
cette idée radicale de la destruction du Système, en trois volets,
successivement, selon les développements de cette idée : (1) qu’il
est impératif de détruire le Système ; (2) que seul le Système peut se détruire lui-même ; (3)
donc, qu’il est impératif de pousser le Système vers son autodestruction.
Il nous a semblé qu’il était utile d’exposer plus en détails cette
démarche, son sens, ses modalités, sa finalité avec les références
nécessaires, dont certaines des plus importantes doivent nécessairement
se trouver hors du Système. Cette dernière idée,
d’une importance centrale, rejoint, dans son esprit, celle de
l’“inconnaissance” du Système, à propos de laquelle nous avons déjà
publié
divers textes (notamment le 13 juillet
2011, le 18 juillet
2011 et le 22 juillet 2011). En un sens, la situation hors
du Système se traduit comme la situation “activiste” de
l’inconnaissance. La nécessité où nous nous trouvons de soutenir les
différentes dynamiques et situations internes du Système qui poussent à
son autodestruction, sans souci de cohésion par rapport à ces
dynamiques et à ces situations, se trouve largement, sinon décisivement
alimenté par une position d’inconnaissance qui évite les engagements
contraignants et trop “intérieurs” au Système.
Nous avons déjà signalé (le 1er septembre
2001) cette référence à René Guénon, où le métaphysicien
recommandait d’éviter de “prendre parti” dans les querelles et
polémiques du
temps courant, pour ne pas aboutir à des engagements de circonstance
qui finiraient par entraver ou contredire l’engagement fondamental. Ce
que Guénon disait à propos du soutien de la cause de la Tradition se
retrouve, par la même logique adaptée au cas, dans celui de
l’inconnaissance comme méthode pour se tenir hors des rets du Système, –
cette position ayant d’ailleurs sa place dans le Principe
fondamental de la Tradition.
«Entre toutes les choses plus ou moins incohérentes qui s’agitent
et se heurtent présentement, entre tous les “mouvements” extérieurs de
quelque genre que ce soit, il n’y a donc nullement, au point de vue
traditionnel ou même simplement “traditionnaliste”, à “prendre parti”
suivant l’expression employée communément, car ce serait être dupe, et,
les mêmes influences s’exerçant en réalité derrière tout cela, ce
serait proprement faire leur jeu que de se mêler aux luttes voulues et
dirigées invisiblement par elles ; le seul fait de “prendre parti”
dans ces conditions constituerait donc déjà en définitive, si
inconsciemment que ce fût, une attitude anti-traditionnelle.»
Ce territoire de l’inconnaissance ainsi déblayé nous invite à
poursuivre plus avant dans la logique qui nous guide vis-à-vis du
Système… Le
mot est dit, au demeurant, qui invite à en dire plus de son
identification et de la perception qu’on en a, – il s’agit du Système.
Il faut
noter en effet, pour expliquer que nous revenions régulièrement sur le
sujet, que l’exploration du Système, de son identification et de sa
description, est une tâche en constant développement. (Sa spécificité
absolument unique, dans tous les cas unique du point de vue de notre
monde à l’époque où il se trouve, justifie la majuscule comme un
processus d’identification à coup sûr, – on sait de quoi l’on parle, et
il
n’y en a qu’un, – le Système.) Il nous paraît évident que le Système a
achevé la mise en place de sa “spécificité majusculée” (ce qui lui
vaut de passer de l’identification d’ “un système” à celle du
“Système”) quasiment avec l’attaque 9/11, et à partir d’elle. La
recherche de
son identification et de sa description, en évitant ses manigances et
ses manœuvres internes, en évitant de s’y engager, etc., marque
effectivement une démarche renvoyant à l’inconnaissance. Nous cherchons
moins à “connaître” le Système qu’à l’identifier et à le décrire
dans ses manifestations subversives, pour déterminer notre propre
action.
On verra, en détaillant les situations diverses du Système, que nous
nous trouvons dans une situation générale caractérisée par les extrêmes
les plus absolus, par les paradoxes les plus complets. D’un côté, nous
décrivons des caractères et des situations qui semblent rendre le
Système invincible, – et c’est le cas, si l’on parle du Système de
l’intérieur du Système, avec l’espoir fallacieux de le “changer” de
l’intérieur, soit de le réformer, soit de le rendre vertueux, etc. D’un
autre côté, nous décrivons des caractères et des situations qui
promettent le Système, inéluctablement, à la destruction complète (à l’autodestruction),
–
et c’est le cas, si l’on observe le Système de l’extérieur, acharnés à
aider à son autodestruction à partir d’une position extérieure qui
permet d’embrasser l’entièreté de l’évolution du phénomène. Nous ne
sommes pas dans une circonstance dont la raison seule peut rendre
compte, – encore plus, une raison dont on sait combien elle est
suspecte depuis qu’elle a succombé à la subversion du Système. (Voir “persiflage” et “déchaînement de la
Matière”).
Il est inutile de s’expliquer à propos de cette contradiction, qui
n’agace effectivement que notre raison subvertie et ceux qui préfèrent
s’y soumettre. Nous sommes dans un domaine supérieur, où les exigences
de cohésion de cette raison subvertie, selon ses conceptions propres
et entachées du poids de son allégeance au Système, ne sont pas
recevables. Voici donc une nomenclature des caractères du Système,
notamment
avec les contradictions qui le caractérisent…
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PASSION DU SPECTACLE,
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SAISON,
système,
TELEOLOGIE,
THÉÂTRE,
TRADITION
24.9.11
Lettre à un parent
Mon cher rouage,
L’extraction de l’attention, son vol et son viol, c’est l’enfer quotidien dont ton cerveau est le champs de bataille.
comme Mille piqûres d’insectes, les temps de l’aliénation concourent dans la guerre qu’ils se livrent à capturer ton attention, à ne laisser qu’une subjectivité meurtrie, déboussolée, retournée, stérile ou toxique, qui aspire au repos qui reconstitue ou à la mort qui délivre.
comme Mille piqûres d’insectes, les temps de l’aliénation concourent dans la guerre qu’ils se livrent à capturer ton attention, à ne laisser qu’une subjectivité meurtrie, déboussolée, retournée, stérile ou toxique, qui aspire au repos qui reconstitue ou à la mort qui délivre.
L'attention c'est le nerf de la guerre et aussi le butin: la saisir absolument.
La faire adhérer aux niveaux des flux de conscience véhiculés et normés par le Spectacle, annihilant ta subjectivité, réduisant ta conscience au piétinement cognitif.
THERE IS NO ALTERNATIVE. Sans jamais sortir d’une zombitude comportementale: adaptabilité, efficience, club vaseline, etc.
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ALMAKI,
DÉCONTAMINER,
horizon,
quotidien,
rythme,
SACRIFICE,
VOIE DU RÂLE
21.9.11
SITUATION DE TRANSHUMANCE (CE QUI VIENT VENAIT DÉJÀ)
Tire le fil et tu tomberas sur la gangue des prédéterminations, l'idée, avec un petit i mais un très long "corps".
Deux évocations pour se mettre dans l'idée ces lointains fils du passé qui pulsent nos existences et le type de cheminement qui les a fait arriver jusqu'à nous.
Deux évocations pour se mettre dans l'idée ces lointains fils du passé qui pulsent nos existences et le type de cheminement qui les a fait arriver jusqu'à nous.
C’est l’idée d’un acte fondateur, d’une « invention », qui trace une route qui finit par sembler évidente et « normale » alors que sa légitimité ne procède de rien d’autre que d’elle-même, voire d’un calcul du moindre effort. Paul Coelho dans « Le Zahir » (Ed. Flammarion 2005) relevait que : « La distance qui sépare les rails de chemin de fer est de 143,5 centimètres. Pourquoi cette dimension absurde? Parce qu’au début de la construction des premiers wagons de chemin de fer, on a utilisé les mêmes outils que ceux dont on se servait pour la construction des voitures. Pourquoi cette distance entre les roues des voitures? Parce que les anciennes routes avaient été faites pour cette dimension, et que les voitures n’auraient pas pu circuler si elles avaient été plus larges. Qui a décidé que les routes devaient être faites à cette dimension? Nous voilà revenus dans un passé très lointain: les Romains, premiers grands constructeurs de routes, en ont décidé ainsi. Pour quelle raison? Les chars de guerre étaient conduits par deux chevaux ; et quand on met côte à côte les animaux de la race dont ils se servaient à l’époque, ils occupent 143,5 centimètres. Ainsi, la distance entre les rails de chemin de fer utilisés par notre très moderne train à grande vitesse a été déterminée par les Romains. Quand les immigrants sont partis aux États-Unis construire des voies ferrées, ils ne se sont pas demandé s’il valait mieux modifier leur largeur et ils ont conservé le même modèle. Cela a même influencé la construction des navettes spatiales: des ingénieurs américains estimaient que les réservoirs de combustible auraient dû être plus larges, mais ils étaient fabriqués dans l’Utah, ils devaient être transportés par train jusqu’au Centre spatial en Floride. Conclusion: ils ont dû se résigner à la décision que les Romains avaient arrêtée concernant la dimension idéale ».
Depuis quelques décennies on reconnaît de plus en plus le rôle joué par l'apôtre Paul dans la naissance et la constitution du christianisme, mais aussi on prend acte de la charge considérable que ce rôle a pu avoir dans toute l’histoire de la pensée européenne jusqu’à nos jours. C’est lui qui a eu l’idée de faire de la mort et de la résurrection de Jésus, ou plutôt du Christ, un évènement absolu divisant l’histoire en un avant et un après. Il a fait de l’avant, c’est-à-dire de l’histoire du peuple juif, la préhistoire de cet évènement absolu, son annonce chiffrée. Cette captation de l’héritage juif au profit du christianisme naissant a créé entre les deux religions un problème insoluble. Et l’idée d’un évènement absolu qui manifeste une vérité inscrite de tout temps dans l’histoire a fourni la matrice de pratiquement tous les programmes révolutionnaires ultérieurs, messianiques puis purement politiques, pour le meilleur et surtout pour le pire. Elle est au cœur de la pensée de Hegel et de Marx, puis de l’imaginaire révolutionnaire contemporain.
Cet exemple montre à merveille le pouvoir de l’imagination. Une fois qu’une invention s’est emparée des esprits, rien ne semble pouvoir arrêter le déploiement de ses conséquences. Le seul moyen d’y mettre fin est de remonter au point de départ et de montrer, précisément, l’invention . Ainsi, chaque fois que nous assistons à un évènement révolutionnaire nous éprouvons une sympathie que nous ressentons comme instinctuelle alors qu’elle est d’abord l’expression d’un schéma culturel (on dirait une narrative aujourd’hui) qui a pris naissance il y a plus de 2000 ans.
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VOIE DU FUNAMBULE
18.9.11
LE DEVENIR DEBORD (extrait)
source : jeancletmartin.blog.fr/
"Le monothéisme nous aura sabotés jusqu’au bout, nous mangeant l’éternité sur le dos : pourtant, dans l’histoire, dans la vie-même, nous sommes éternels. Pleinement, matériellement et constitutivement. Par les choses elles-mêmes et par la force des choses, nous sommes dans un présent que nous innovons sub specie aeternitatis. Le spinozisme de Guy Debord, à lui seul et à nouveau, détruit le monoccidenthéisme et toute la vieille métaphysique, la chrétienne il va de soi, celle qui fait rire lorsqu’on s’en défait (tout de même ! le ridicule d’un dieu mort pour les hommes !).
Or tout commence là : « Les religions monothéistes ont été un compromis entre le mythe et l'histoire, entre le temps cyclique dominant encore la production et le temps irréversible où s'affrontent et se recomposent les peuples. Les religions issues du judaïsme sont la reconnaissance universelle abstraite du temps irréversible qui se trouve démocratisé, ouvert à tous, mais dans l'illusoire. Le temps est orienté tout entier vers un seul événement final : “Le royaume de Dieu est proche.” Ces religions sont nées sur le sol de l'histoire, et s'y sont établies. Mais là encore elles se maintiennent en opposition radicale à l'histoire. La religion semi-historique établit un point de départ qualitatif dans le temps, la naissance du Christ, la fuite de Mahomet, mais son temps irréversible – introduisant une accumulation effective qui pourra dans l'Islam prendre la figure d'une conquête, ou dans le Christianisme de la Réforme celle d'un accroissement du capital – est en fait inversé dans la pensée religieuse comme un compte à rebours : l'attente, dans le temps qui diminue, de l'accès à l'autre monde véritable, l'attente du Jugement dernier. L'éternité est sortie du temps cyclique. Elle est son au-delà. Elle est l'élément qui rabaisse l'irréversibilité du temps, qui supprime l'histoire dans l'histoire même, en se plaçant, comme un pur élément ponctuel où le temps cyclique est rentré et s'est aboli, de l'autre côté du temps irréversible. Bossuet dira encore : “Et par le moyen du temps qui passe, nous entrons dans l'éternité qui ne passe pas. »"
"Le monothéisme nous aura sabotés jusqu’au bout, nous mangeant l’éternité sur le dos : pourtant, dans l’histoire, dans la vie-même, nous sommes éternels. Pleinement, matériellement et constitutivement. Par les choses elles-mêmes et par la force des choses, nous sommes dans un présent que nous innovons sub specie aeternitatis. Le spinozisme de Guy Debord, à lui seul et à nouveau, détruit le monoccidenthéisme et toute la vieille métaphysique, la chrétienne il va de soi, celle qui fait rire lorsqu’on s’en défait (tout de même ! le ridicule d’un dieu mort pour les hommes !).
Or tout commence là : « Les religions monothéistes ont été un compromis entre le mythe et l'histoire, entre le temps cyclique dominant encore la production et le temps irréversible où s'affrontent et se recomposent les peuples. Les religions issues du judaïsme sont la reconnaissance universelle abstraite du temps irréversible qui se trouve démocratisé, ouvert à tous, mais dans l'illusoire. Le temps est orienté tout entier vers un seul événement final : “Le royaume de Dieu est proche.” Ces religions sont nées sur le sol de l'histoire, et s'y sont établies. Mais là encore elles se maintiennent en opposition radicale à l'histoire. La religion semi-historique établit un point de départ qualitatif dans le temps, la naissance du Christ, la fuite de Mahomet, mais son temps irréversible – introduisant une accumulation effective qui pourra dans l'Islam prendre la figure d'une conquête, ou dans le Christianisme de la Réforme celle d'un accroissement du capital – est en fait inversé dans la pensée religieuse comme un compte à rebours : l'attente, dans le temps qui diminue, de l'accès à l'autre monde véritable, l'attente du Jugement dernier. L'éternité est sortie du temps cyclique. Elle est son au-delà. Elle est l'élément qui rabaisse l'irréversibilité du temps, qui supprime l'histoire dans l'histoire même, en se plaçant, comme un pur élément ponctuel où le temps cyclique est rentré et s'est aboli, de l'autre côté du temps irréversible. Bossuet dira encore : “Et par le moyen du temps qui passe, nous entrons dans l'éternité qui ne passe pas. »"
Libellés :
Alain JUGNON,
attente,
BOSSUET,
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Guy DEBORD,
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TELEOLOGIE,
VOIE DU FUNAMBULE
9.9.11
Du reste et du catharthique
Traiter, ritualiser le reste, épurer le pharmakon, enfin exhumer le goût de la saison, et exhaler son parfum sur les saisons à venir (komodo en transe).
Le temps consacré à respecter les codes du salariat est énorme, surtout si l’on y intègre l’éducation – le temps passé à être préparé à les comprendre et les accepter -, la consommation – le temps passé à essayer de trouver un intérêt à avoir accepté ces codes -, les opiums – le temps passé à se défaire de la réflexion qui pourrait les remettre en question -, la retraite – le temps passé à se dire qu’on a bien fait, au final, de les accepter -, etc.
Reste peu de temps pour le reste. Et peu de chances de pouvoir mener sa vie sereinement hors de ses codes : le salariat est une figure imposée, par nous.
...MAIS AU FAIT QUE RESTE-T-IL ? Y-A-TIL UN RESTE? C'EST QUOI LE RESTE?
Que reste-t-il à la fin de la saison du spectacle? Au bout, les vacances. Et? Ce temps de l'entre-saison n'a-t-il d'autre utilité fonctionnelle que d'être une « décélération intentionnelle », pour mieux accélérer ensuite. C'est à dire qu'au lieu de traiter ce qui reste, de marquer un écart constructif avec ce qui a été ingurgité au cours d'une saison, on se purge par le décrochage (du moins le croît-on). C'est une bien pauvre catharsis, efficace pour un zombie, mais pas pour une conscience qui se doit de digérer le vécu pour prétendre à l'éveil. Traiter le reste c'est réaliser le travail de l'éveil, une catharsis réel, qui ne refoule pas le tragique de l'existence sous de la crème solaire. Le spectacle et le salariat se donne la main dans la constitution d'un rythme de travail annuel aux antipodes des réalités humaines et du rythme biologique. La période estivale a toujours été celle de la majeure activité humaine, notamment la récolte, les foins, les fruits, etc, pour le travail et pour la fête (les enfants de mars sont les fils des moissons). Après vient le temps de la rumination, le temps du végétal, de l'enfouissement, rentrer dans la terre, du travail souterrain de l'hiver, prélude à la renaissance.
La catharsis du spectacle (et la constitution d'une norme HVC-Haute Valeur Cathartique) a donc pour préalable la reconnaissance, d'un temps, d'un cycle, qui est celui du cultiver au sens agricole, étendu à l'intellectuel. Le temps de l'esprit et le temps de la terre se conjuguent pour traiter le reste, le transformer, se transformer: la matière transformée (qu'elle soit spirituelle ou inerte) est travail de l'énergie, source d'énergie. La forme de cette alchimie peut-être rendue et manifestée par la forme théatrâle, sous une forme archaïque, rituelle et tragique, proche de cette culture du recyclage des émotions et des passions, mais réinitialisée à la hauteur des nécessités actuelles: l'urgence de combattre la mort de l'esprit, par le décompactage du soma et l'intelligence du geste rituel. Il s'agit de détruire la croûte de battance que le bombardement du spectacle construit au jour le jour. L'indifférence est la seule stratégie de l'esprit pour se défendre. Mais à ce jeu défensif il s'épuise, il s'ankylose, se ravine et s'érode.
Ce travail fin, dangereux, de décompactage du soma, laisse l'esprit à fleur de peau, comme un prématuré, c'est en cela que la voie initiatique a semblé la plus naturelle, la plus correcte, par là où l'on se tient les uns les autres dans un même dessein. Cependant lorsque la forme théatrâle par l'entremise du tragique se rapproche de sa fonction rituelle, la pratique de "rites" entraîne la mise en place d'une hierarchie, ce qui est incompatible avec une morale anarchiste. Aussi la phase initiatique n'est-elle que le moment de la constitution d'un corpus fonctionnel afin d'être révélé, proposé et suivi. Diffusé notamment sous la forme d'une norme HVC.
Libellés :
ALCHIMISTE,
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HAUTE VALEUR CATHARTIQUE,
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SITUATION DE TRANSHUMANCE
Il y a aussi tous ces gestes individuels et collectifs
qui appartiennent au quotidien, eux aussi concourent à insensiblement
faire basculer le monde.
Chacun, à chaque seconde, fait basculer le monde dans un sens ou dans l’autre, et le sait.
Libellés :
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quotidien,
SITUATION,
TRANSHUMANCE
8.9.11
FIGURE DU KOMODO, ACTEUR DE L'OUTRE-SAISON
"MOMOTXORROAK INFERNUTIK ATERATZEN"
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cycle,
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HAUTE VALEUR CATHARTIQUE,
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SITUATION,
TRANSHUMANCE
4.9.11
A. Artaud/C. Magny - Les nouvelles révélations de l'être
Les morts tournent autour de leurs cadavres
(die toten reisen schnell)
Libellés :
ALCHIMISTE,
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CADAVRE,
Colette GAGNY,
CRUAUTÉ,
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VIDE,
VOIE DU RÂLE
8.8.11
SITUATION DE TRANSHUMANCE
Libellés :
cycle,
FRUITS DE LA PASSION,
GENEALOGIE,
KALI-JUGA,
néo-brejnevisme,
PASSION DU SPECTACLE,
système,
VOIE DU RÂLE
7.8.11
ÉLOGE DE L'OMBRE, PLEINE DU CYCLE
Se tenir à la lisière de, éloge du bord, expérience funambule, tout contre, ensauvagement, lycantropie, marronage, se tenir tout contre, le recours aux forêts...la lisière, l’étroit bornage entre deux mondes qui se soutiennent dans l’indifférence de leur poids respectifs, inertiel. Parce que nous sommes faibles dans les mondes, il nous faut l’ombre, jusqu’aux heures ou les mondes se croisent ou se chevauchent, ils s’ouvrent ou se retirent, ils respirent, et nous prenons leur souffle dans nos propres rêves pour travailler nos mondes, prendre à rebours, entre chien et loup, prendre ses moments-là c’est notre pleine lune, notre climax discret, qui prend l’engagement du monde pour l’allonger. Travaille dans mon rêve. Brasser le sang du spectacle.
Où le venin de la dissidence est une piste qu'on a gouté jusqu’à la lie, une piste de sang, une perte de sang. À renouveler.
Où le venin de la dissidence est une piste qu'on a gouté jusqu’à la lie, une piste de sang, une perte de sang. À renouveler.
Libellés :
ABISMO,
ALCHIMISTE,
cycle,
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FÛ MAN SHOW,
HAUTE VALEUR CATHARTIQUE,
PHARMAKON,
SACRIFICE,
SANG,
TRANSHUMANCE
SITUATION DE TRANSHUMANCE (le reste/réflexion sur la fin de saison du Spectacle)
Reste peu de temps pour le reste. Et peu de chances de pouvoir mener sa vie sereinement hors de ses codes : le salariat est une figure imposée, par nous.
Libellés :
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RESTO,
SACRIFICE,
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TEMPS,
TRANSHUMANCE
4.8.11
ONKALO, REFUGE DU RESTE NUCLÉAIRE
Libellés :
ALCHIMISTE,
CUIDAR,
cycle,
DÉCONTAMINER,
ÉLIMINER,
énergie,
FRUITS DE LA PASSION,
MANIA,
matière,
PHARMAKON,
SEMENCE
14.7.11
THÉÂTRE PENDULAIRE
la compagnie spectaklista, théatre situationniste présente:
LA THÉATRALITÉ DE L’EXISTENCE, (en 3 actes)*:
1- la projection (croissance et ornière),
Être formé dans le désêtre de l’inquisition comportementale (école, université, société, marché, etc)
2- les limbes,
Déformer le formé, et c’est se déformer (psychiquement, intellectuellement, physiquement)
3- Le Fil,
Se reformer ou se recomposer: retaper le détruit, évacuer le trop, trouver le fil, enfin sortir de la scène par le fil retrouvé
*AVEC HAPPY END
LA THÉATRALITÉ DE L’EXISTENCE, (en 3 actes)*:
1- la projection (croissance et ornière),
Être formé dans le désêtre de l’inquisition comportementale (école, université, société, marché, etc)
2- les limbes,
Déformer le formé, et c’est se déformer (psychiquement, intellectuellement, physiquement)
3- Le Fil,
Se reformer ou se recomposer: retaper le détruit, évacuer le trop, trouver le fil, enfin sortir de la scène par le fil retrouvé
*AVEC HAPPY END
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ABISMO,
COLAPSO,
CRUAUTÉ,
cycle,
déchaînement,
ENTROPIE,
FÛ MAN SHOW,
MANIA,
NORME HVC,
ORACLE,
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